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Les circuits courts, les produits du terroir, le tourisme de proximité… Les Mosellans sont soucieux de consommer « responsable » afin de se nourrir sainement, de respecter la nature, de soutenir les producteurs qui travaillent près de chez eux. Moselle Attractivité se mobilise pour encourager cette quête de proximité et d’excellence, sur son territoire. En 2018, elle a créé, avec le Département et les chambres consulaires de Moselle, l’agrément Qualité MOSL qui valorise les talents locaux et encourage la consommation de proximité. Affiché sur des produits alimentaires, des créations artisanales, des sites touristiques, des établissements de restauration et d’hébergement, son logo permet aux consommateurs d’identifier les produits du terroir et les services de qualité. En toute simplicité et transparence.

Grâce au label Qualité MOSL et aux actions de communication qui l’accompagnent, les professionnels, qu’ils soient producteurs, artisans ou hôteliers, valorisent leurs savoir-faire mosellans et optimisent leur visibilité. C’est l’attractivité même de la Moselle qui rayonne ainsi plus fortement, ici et ailleurs, Qualité MOSL étant un formidable atout en matière de tourisme. Plus de 3000 produits et 343 professionnels sont aujourd’hui agréés. Le réseau ne cesse de grandir, Qualité MOSL s’imposant au fil du temps comme le repère de tout un territoire, tout en répondant à des enjeux à la fois environnementaux, sociaux et économiques. 


Qualité MOSL Auberge Saint Vincent

©www.aubergesaintvincentsierck.com

L’Auberge Saint Vincent, à Sierck-les-Bains

Son établissement étant fermé, Frédéric Macri, le patron de l’Auberge Saint Vincent à Sierck-les-Bains, s’est retroussé les manches et a innové.

« Il a fallu se réinventer. Plus encore que pour générer du chiffre d’affaires – l’avenir dira s’il est au rendez-vous – il était important de travailler pour rester actif et conserver le moral », confie Frédéric Macri, le chef et patron de l’Auberge Saint Vincent située à Sierck-les-Bains. Le restaurateur qui est dans le métier depuis 25 ans, confie avoir refondu son site internet, appris à communiquer sur les réseaux sociaux et revu son offre de plats à emporter. « Nous avons étoffé notre carte habituelle qui fait la part belle à la cuisine traditionnelle du terroir, avec toute une palette de produits plus snacking afin d’élargir notre clientèle », précise Frédéric Macri « comme la salle du restaurant était libre, nous avons également proposé aux producteurs locaux d’utiliser cet espace comme une vitrine. Nous avions déjà une petite boutique mais elle a pris une autre dimension, suite à un appel lancé sur Facebook ». Et la démarche fonctionne dans les deux sens. Une ferme de Bettel qui commercialise ses produits en circuit-court, par exemple, propose chaque semaine des plats préparés par un restaurateur à sa clientèle. « Il y a de la solidarité entre nous, entre les producteurs et restaurateurs du réseau MOSL. Personnellement, je tiens à remercier des acteurs comme les chambres et le Département pour leur soutien », indique Frédéric Macri. L’avenir ? « On verra bien mais je pense que le retour à la normale ne sera pas pour tout de suite. Il nous faudra peut-être évoluer vers un nouveau concept et une partie du fonctionnement actuel sera certainement amené à perdurer pour assurer un complément d’activité. Et qui sait si les faiblesses qui sont les nôtres aujourd’hui ne seront pas nos forces demain », conclut le restaurateur.

www.aubergesaintvincentsierck.com

 


Qualité MOSL Ferme de la Ceriseraie

©DR

La Ferme de la Ceriseraie, à Hunting

Les yaourts et les fromages de la Ferme de la Ceriseraie font le bonheur des amateurs. Pour développer ses ventes, Louis Gerardy a misé sur la diversification de sa clientèle. Bonne pioche. 

« L’agrément MOSL est un réel atout car c’est un gage de qualité que les consommateurs recherchent et reconnaissent. Il inspire confiance. Dans un registre différent, il nous a également permis de mieux nous faire connaître. La preuve, nous discutons ensemble aujourd’hui », souligne Louis Gerardy. Cela fait 3 ans, que le jeune homme a rejoint le GAEC familial, la Ferme de Ceriseraie sise à Hunting qui, depuis son arrivée, a enrichi ses activités en se lançant dans la production de yaourts et de fromages concoctés à partir du lait « maison ». « Une partie du lait », précise Louis « notre gamme compte actuellement 35 références différentes que nous commercialisons via différents canaux de vente : vente directe à la ferme, magasins fermiers, deux grandes surfaces, restaurants et sur internet via le drive fermier du Pays de Sierck ». Une diversité de clients qui permet à la Ferme de la Ceriseraie de traverser la crise sans trop de dégâts. « Cela n’a pas été toujours simple. Faute de visibilité, on avait du mal à savoir ce que nous devions produire et sous quelle forme, le conditionnement étant différent d’un client à l’autre, mais nous avons pris nos repères. Nous avions également lancé une nouveauté avec de la livraison à domicile. On a été littéralement noyés sous les commandes. C’est d’ailleurs un service que l’on comptait continuer à assurer mais dès lors que les gens ont pu se déplacer plus facilement, le concept s’est essoufflé et on l’a arrêté », précise le jeune dirigeant qui prépare l’avenir. Il confie travailler à la création d’un nouveau fromage et discuter avec des grandes enseignes susceptibles de distribuer ses produits. Avec d’autres producteurs locaux, il entend faire évoluer le drive fermier de Sierck. « Personnellement, c’est un mode distribution que j’apprécie car il me permet de rester en contact avec la clientèle. Et cela j’y tiens », conclut Louis Gerardy.

La Ferme de la Ceriseraie est sur Facebook

 


Qualité MOSL Atelier Yvo Vitro

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L’Atelier Yvo Vitro, à Terville

Vitrailliste passionné et talentueux, Yves Mendes Da Silva travaille pour des particuliers, des collectivités et des églises. Il est l’un des artisans à l’origine des lanternes du jubilé des 800 ans de la Cathédrale de Metz. 

« Mon grand-père qui était maçon, est venu travailler dans la région dans les années 70. Il aimait ce territoire auquel je suis également très attaché. Si je peux promouvoir la Moselle, c’est avec plaisir », souligne Yves Mendes Da Silva, le fondateur de l’Atelier Yvo Vitro qui a récemment rejoint le réseau Qualité MOSL initié par le Département de la Moselle. Le jeune artisan est une figure montante dans son domaine : l’art du vitrail. Il est notamment le créateur des lanternes du jubilé des 800 ans de la Cathédrale Saint-Etienne de Metz destinées aux 649 paroisses de Moselle. « Avec un prêtre et la société Ugon Metal qui a récemment obtenu sa labellisation EPV (Entreprise Patrimoine vivant). Ce travail est la conjugaison de plusieurs savoir-faire », précise le vitrailliste installé à Terville. Parallèlement à ce gros projet, Yves Mendes Da Silva travaille pour de multiples commanditaires (particuliers, collectivités…) pour qui il enchaine les créations et les rénovations. Soucieux de partager son savoir-faire, il accueille également des visiteurs au sein de son atelier. « J’organise également des stages d’initiation et de perfectionnement. Je suis aussi accompagnateur-formateur au CERFAV (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) de Vannes-le-Châtel », indique le jeune dirigeant qui avoue un emploi du temps bien chargé malgré la pandémie. « Entre la confection des lanternes et les chantiers qui s’ouvrent, c’est vrai que j’ai beaucoup de travail. Des projets aussi puisqu’en 2022, je vais me charger de la restauration des vitraux du château de Cons-la-Grandville ». Et d’autres projets suivront, Yves Mendes Da Silva confie notamment avoir repéré au sein du réseau qualité MOSL, des artisans avec lesquels il pourrait collaborer. « Il y a notamment un fabricant de bougies que je vais contacter pour équiper les lanternes du jubilé, commercialisées auprès du grand public et ainsi en faire un objet 100% mosellan », conclut le vitrailliste. 

atelier-yvo-vitro.business.site

 


Qualité MOSL Ecomusée des mines de fer de Lorraine

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L’Écomusée des mines de fer de Lorraine, à Neufchef et à Aumetz

Antoine Bach, président de l’association qui gère l’Écomusée des mines de fer de Lorraine, confie être très impatient d’accueillir à nouveau des visiteurs pour leur faire découvrir tout un pan de l’histoire industrielle mosellane.

« L’Écomusée des mines de fer de Lorraine est un succès. Ces dernières années, nous avons accueilli plus de 25.000 visiteurs par an », rappelle Antoine Bach, président de l’Association Mémoire Ouvrière des Mines de Fer de Lorraine (AMOMFERLOR). Sa satisfaction est d’autant plus vive qu’Antoine Bach, avec d’autres mineurs, est à l’initiative de ce musée qui compte deux sites. « Celui de Neufchef qui a vu le jour en 1983, permet aux visiteurs d’emprunter les galeries où travaillaient autrefois les mineurs de fer. Il accueille aussi un bâtiment de 1.400 m2 qui abrite trois salles d’exposition thématiques consacrées aux mineurs et aux minerais », raconte Antoine Bach. Celui d’Aumetz voit le jour quand il est question de détruire le chevalement, autrement dit la tour métallique qui permettait aux mineurs de monter et descendre dans la mine. « Nous sommes allés voir le directeur de l’époque pour lui proposer de conserver cette structure, différents matériels et équipements afin d’y créer un second musée, complémentaire du premier car à Aumetz, c’est une mine à puit. Il a accepté », se souvient Antoine Bach. Intarissable, le président se rend régulièrement sur les sites même s’ils sont actuellement fermés. « Nous allons bientôt pouvoir accueillir du monde. Même si les conditions sanitaires imposent des restrictions et interdit les visites guidées, nous sommes prêts grâce à une petite innovation. Les visiteurs ont la possibilité de visionner un film de 40 minutes qui leur fournit toutes les explications nécessaires, puis ensuite d’aller visiter les galeries, seuls, par petits groupes », explique Antoine Bach « nous mettons aussi à profit le temps disponible pour effectuer des travaux d’entretien. Avec d’autres acteurs culturels, je pense notamment au parc U4 d’Hayange, nous collaborons aussi pour que les visiteurs circulent plus volontiers entre nos sites. Le Département de la Moselle nous accompagne également. Il a facilité les visites des collèges ce qui est important à nos yeux : il est essentiel de transmettre notre histoire ». 

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