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Territoires Sarreguemines Bitche Qualité MOSL

Les circuits courts, les produits du terroir, le tourisme de proximité… Les Mosellans sont soucieux de consommer « responsable » afin de se nourrir sainement, de respecter la nature, de soutenir les producteurs qui travaillent près de chez eux. Moselle Attractivité se mobilise pour encourager cette quête de proximité et d’excellence, sur son territoire. En 2018, elle a créé, avec le Département et les chambres consulaires de Moselle, l’agrément Qualité MOSL qui valorise les talents locaux et encourage la consommation de proximité. Affiché sur des produits alimentaires, des créations artisanales, des sites touristiques, des établissements de restauration et d’hébergement, son logo permet aux consommateurs d’identifier les produits du terroir et les services de qualité. En toute simplicité et transparence.

Grâce au label Qualité MOSL et aux actions de communication qui l’accompagnent, les professionnels, qu’ils soient producteurs, artisans ou hôteliers, valorisent leurs savoir-faire mosellans et optimisent leur visibilité. C’est l’attractivité même de la Moselle qui rayonne ainsi plus fortement, ici et ailleurs, Qualité MOSL étant un formidable atout en matière de tourisme. Plus de 3000 produits et 343 professionnels sont aujourd’hui agréés. Le réseau ne cesse de grandir, Qualité MOSL s’imposant au fil du temps comme le repère de tout un territoire, tout en répondant à des enjeux à la fois environnementaux, sociaux et économiques.


Le Goji du Val, dans la commune du Val-de-Guéblange

Dans la commune du Val-de-Guéblange, Nicolas Flory, qui a vécu en Chine, produit des baies de Goji bio. Mais pas seulement… 

Nicolas Flory baie de Goji Qualité MOSL

Nicolas Flory © Camille Bazin

« J’ai découvert la baie de Goji, en Chine. Passionné de botanique, j’ai commencé à m’intéresser à ce fruit. Et de fil en aiguille, je me suis mis à en produire », explique Nicolas Flory. Quitte au passage à négocier un sacré changement de vie. Diplômé en finance, le jeune homme de 29 ans a quitté Shangaï où il travaillait dans l’univers du yachting afin de créer son exploitation « Le Goji du Val », en 2018, dans la commune du Val-de-Guéblange. Avec pour ambition de produire des baies de Goji de qualité, en mode bio. « Ce fruit est considéré comme un super-aliment mais les baies importées en France sont déshydratées et de mauvaise qualité car gorgées de pesticides. Ce qui m’a poussé à me lancer, c’est une rencontre avec deux pépiniéristes et un généticien qui, après 11 ans de recherches, ont réussi à créer une baie de Goji possédant de grandes qualités gustatives et également plus résistante. J’ai donc racheté les droits », précise Nicolas. En 2020, il en a récolté 100 kilos (la récolte se fait à la main), en sachant que les volumes vont décoller, les plants étant désormais matures. Ses baies, il les commercialise fraîches ou transformées en confiture (et peut-être prochainement en miel) via un réseau d’épiceries fines et de restaurants ainsi que dans les magasins Leclerc. Une petite partie de la production est aussi destinée à la recherche qui s’intéresse aux propriétés du fruit dans le domaine de la rémission du cancer. Si cette activité pèse dans le chiffre d’affaires du « Goji du Val », Nicolas Flory a mis à profit ses 18 hectares de terres et de forêts pour développer d’autres productions : des baies d’amélanchiers, de la sève de bouleau, des aromates, des légumes, du miel, du roseau et prochainement des noyers de cœur (la noix à la forme d’un cœur).

Baies de goji Qualité MOSL

Baies de Goji ©DR

L’exploitation possédant trois étangs, il a aussi une activité piscicole afin de fournir des restaurants, en sandres. « L’idée, c’est de développer des productions ‘sur-mesure’ en répondant à des demandes particulières de producteurs ou de restaurateurs. Cela me permet de me diversifier et de générer des revenus tout au long de l’année », précise Nicolas qui travaille dans le plus grand respect de l’environnement. Et il met la barre très haut : les bâtiments de l’exploitation sont 100 % autonomes sur le plan énergétique, l’eau de pluie est récupérée et filtrée de manière naturelle. Même l’internet est fourni via satellite. Petit clin d’œil : soutenu par la commune du Val-de-Guéblange, labellisé Qualité MOSL car il a à cœur de défendre les « couleurs du territoire », Nicolas Flory a notamment vendu de la baie de Goji mosellane à… Hong Kong.

Facebook Le Goji du Val


L’atelier Kerna, à Woustviller

À Woustviller, Benoît Kraemer a créé Kerna, un atelier spécialisé dans la confection, sur mesure, de mobiliers et accessoires de décoration. Du savoir-faire, de nobles matériaux et beaucoup de… passion.

Atelier Kerna Qualité MOSL

Benoit Kraemer ©CD57 – F.Doncourt

« À l’origine, je suis diplômé en mécanique et en management. J’ai notamment travaillé dans l’usinage et des bureaux d’études. Et puis, suite à l’acquisition d’une maison, il a fallu la meubler. Comme je ne trouvais rien qui me plaisait, j’ai commencé à créer mon propre mobilier », raconte Benoît Kraemer. Ces premières créations séduisent. La famille, les amis tout d’abord. Puis le cercle des adeptes s’élargissant, Benoît peaufine son savoir-faire avant de sauter le pas pour créer son entreprise, en 2016 : Kerna. Basé à Woustviller, une commune proche de Sarreguemines, l’atelier confectionne du mobilier, du luminaire ou des objets et accessoires de décoration. « Tout est fait ‘main’, sur-mesure, avec des matériaux nobles tels que le bois, le verre ou le métal en provenance de la région », précise l’artisan qui confie avoir une appétence toute particulière pour le travail de l’acier. Il travaille pour des particuliers comme pour des entreprises et compte aujourd’hui des clients dans tout le Grand Est. « J’ai quelques clients qui sont installés en dehors de la région mais je ne cherche pas particulièrement à développer ce segment car j’aime recevoir mes clients au sein de l’atelier afin qu’ils perçoivent l’âme du produit. Je fais ce métier par passion alors forcément j’aime en parler, échanger », confie Benoît Kraemer. C’est d’ailleurs cet attachement au local qui l’a amené à rejoindre la communauté Qualité MOSL. « Je partage ses valeurs et j’ai à cœur de les défendre. Et puis ce label a également un intérêt sur le plan commercial car il m’a permis de gagner en visibilité », explique le jeune artisan qui se projette vers demain en portant deux projets. Primo, la création d’un site internet visant à commercialiser de petits objets de décoration qui sont autant de créations originales signées Kerna. Secundo, trouver un local plus vaste. « Dans 150 m2, je commence à me sentir un peu à l’étroit. M’agrandir me permettra aussi d’embaucher un apprenti car il me semble important de transmettre aussi mon savoir-faire », conclut Benoît.

www.atelierkerna.com (ou sur sa page Facebook)


L’Argousier, à Volmunster

Lors du dernier confinement, le restaurant gastronomique L’Argousier, à Volmunster, a développé une activité de ventes à emporter qui s’avère être un succès. Le chef Jonathan Birkenstock n’exclut pas la pérenniser après la réouverture de l’établissement. 

L'Argousier

Jonathan Birkenstock ©DR

« Nous rouvrons le 10 juin et pas avant car la terrasse du restaurant est trop petite et la météo n’est pas franchement de la partie. Bref, ce n’est pas gérable », souligne Jonathan Birkenstock, le patron du restaurant L’Argousier à Volmunster. Pour autant l’équipe ne se tourne pas les pouces. Lors du deuxième confinement, le restaurant qui propose une cuisine gastronomique traditionnelle concoctée avec des produits locaux, a lancé une activité de vente à emporter. Et cela marche plutôt bien…. « On vend une centaine de menus par semaine et les clients les récupèrent uniquement durant le week-end. Le chiffre d’affaires généré ne permet pas de faire vivre l’entreprise mais c’est une activité que je pense conserver dans la durée car j’avoue prendre du plaisir à travailler ainsi. On verra si c’est gérable lorsque le restaurant rouvrira, quitte à nous réorganiser un peu », confie Jonathan qui a amélioré son activité « traiteur » au fil des mois. Pour éviter que cela ne génère trop de déchets, il a notamment remplacé son packaging en carton et plastique par des bocaux en verre. Les clients versent alors une consigne et peuvent ainsi choisir de rendre le contenant ou de le conserver. « Cela a également pour intérêt de mettre le produit en valeur, ce qui est important sur les réseaux sociaux que nous utilisons pour promouvoir nos menus », précise le chef. Ces derniers mois ont également été mis à profit pour investir dans de nouveaux matériels et réorganiser le fonctionnement de la cuisine. « Nous travaillons désormais à deux chefs ce qui va me permettre de passer un peu plus de temps en salle. C’est aussi un atout en termes de créativité », précise Jonathan Birkenstock qui prépare son équipe à la réouverture car « il va falloir très vite se remettre dans le rythme, les réservations s’enchaînant ». Il est vrai que L’Argousier jouit d’une belle réputation et d’une belle visibilité sur son territoire, aidé en cela par le label Qualité MOSL. À noter pour les amateurs, le restaurant dispose également d’une très belle cave à rhum.

www.largousier.fr, Instagram et Facebook


Le parc de loisirs Tépacap Bitche

Trampolines, accrobranche, laser game outdoor… Depuis 2004, le parc de loisirs Tépacap Bitche séduit les amateurs de sensations, petits et grands.

Tépacap

Téfilet vue dessous ©DR

« Ici, on vient passer un bon moment entre amis ou en famille. Notre palette d’activités permet de se faire plaisir à tout âge », souligne Léon Heit à propos de Tépacap Bitche, un parc de loisirs et d’attraction, situé en Moselle, à deux pas de l’Alsace et de l’Allemagne. Un parc de loisirs un peu particulier sur son marché puisque l’entreprise est familiale et cela change tout en termes de « convivialité ». Tépacap Bitche a été créé, il y a 17 ans, par Alain Heit, le père de Léon, qui a été l’un des précurseurs dans le monde de l’accrobranche en France. Cette activité figure bien évidemment au programme de Tépacap Bitche mais les visiteurs peuvent aussi y pratiquer le laser game outdoor, emprunter des parcours pieds nus, profiter des trampolines, des cabanes, des châteaux gonflables…. Le tout en pleine nature. Et pour qui souhaite poursuivre l’aventure alors que le jour décline, c’est possible. « Nous proposons également des hébergements insolites dans des tipis, pour les groupes », explique Léon « et, histoire de multiplier les plaisirs, nous venons tout juste d’investir dans une nouvelle cuisine pour proposer une restauration simple, généreuse et conviviale mais concoctée avec des produits frais et de qualité ». Chaque année, hors crise sanitaire, bien entendu, Tépacap Bitche accueille ainsi plus de 25.000 visiteurs. « Notamment une clientèle mosellane, le label Qualité MOSL ayant eu pour intérêt de nous faire mieux connaître des habitants du département », précise Léon. Après une année 2020 compliquée (comme pour tous les acteurs du tourisme) mais qui a été mise à profit pour rénover des attractions et en rafraîchir d’autres, Tépacap Bitche a rouvert ses portes le 22 mai dernier.

www.tepacap-bitche.fr