Les profs ont un rôle déterminant pour l’avenir des jeunes. Mais le système scolaire est défaillant et peine à lutter contre les inégalités sociales. Or, une école plus « juste » est possible explique la chercheuse Asma Benhenda.

Les résultats de la recherche en sciences sociales sont unanimes à montrer que les personnes les plus décisives dans l’avenir d’un enfant, après ses parents, ce sont ses enseignants. Leur impact sur les générations futures est le plus grand levier politique pour lutter contre les inégalités sociales. Autant dire que le rôle des « profs » est déterminant pour les jeunes, leur avenir et celui de la société toute entière. Mais cette importance ne se reflète pas dans les décisions politiques. « Alors que près de 60 % des dépenses éducatives sont consacrées aux enseignants, il est temps de se demander comment les politiques éducatives à leur égard contribuent à la perpétuation alarmante des inégalités scolaires en France », écrit Asma Benhenda. À rebours des discours réactionnaires et défaitistes, ce livre montre qu’il est possible, avec des politiques publiques volontaristes, de renverser la tendance. Il met à la disposition du débat public, parents d’élèves, décideurs politiques, et aussi enseignants eux-mêmes, les tout derniers résultats de la recherche et en tire des pistes innovantes pour que les enseignants puissent enfin contribuer pleinement à la construction d’une école, et d’une société, plus justes. Asma Benhenda est chercheuse post-doctorante à l’University College London, Centre for Education Policy and Equalising Opportunities, ancienne élève de l’École normale supérieure Paris-Saclay, et titulaire d’un doctorat de l’École d’économie de Paris consacré aux politiques publiques à destination des enseignants.

Tous des bons profs par Asma Benhenda, Éd. Fayard