Avec La vie émotionnelle des animaux de la ferme, Jeffrey M. Mason nous fait prendre conscience que les animaux de la ferme pensent et sont sensibles. Il nous invite, aussi, à cesser de les… manger. Chez Albin Michel.

«  En 2018, les ventes de produits végétaliens et végétariens ont augmenté de 24 % en France et, en 2019, le nombre de personnes ayant réduit leur consommation de viande, toujours en France, a augmenté de 30 %. Le nombre de Français végétariens purs (c’est-à-dire de végétaliens) augmente rapidement », écrit Jeffrey M. Masson dans la préface de cette nouvelle édition de La vie émotionnelle des animaux de la ferme. Ce dont l’auteur se félicite, étant lui-même végan. L’une des raisons qui expliquent ce recul de la consommation de viande réside dans le fait que nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience que les animaux pensent et ressentent des émotions proches voire identiques aux nôtres. Ils sont aussi capables de gratitude et savent reconnaitre leurs amis à leurs actes. « Dans les étables, les pâturages et les basses-cours, on trouve des vaches qui pleurent quand on leur enlève leur veau, des cochons confiants qui aiment la musique, des moutons qui répondent à leur nom, des chèvres courageuses, des poules pleines d’humour qui piquent des fous rires… », écrit l’auteur. Parce qu’il est instructif mais également « touchant », ce livre de près de 300 pages, donne assurément beaucoup à réfléchir sur la vie que nous faisons vivre à ces animaux que l’on engraisse et envoie à l’abattoir afin de remplir nos estomacs, sans se poser de… questions. Jeffrey M. Masson sait de quoi il parle. Spécialiste du comportement animal, il a passé des années à les observer, à essayer de comprendre les animaux d’élevage. Il est l’auteur de nombreux best-sellers sur les chiens, les chats, les éléphants.