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Moins impacté que son voisin espagnol, le Portugal espère se refaire une petite santé économique, dès cet été, avec le tourisme qui pèse lourd dans son économie.

Le 4 mai, le Portugal a mis un terme à 45 jours de confinement. Mais avec prudence, après l’état d’urgence, place à l’état de « calamité ». Dans un premier temps, seuls les petits commerces locaux, qui comprennent des magasins avec une porte ouverte sur la rue et avec une superficie jusqu’à 200 mètres carrés ont été autorisés à rouvrir leurs portes dans un premier temps. Des règles strictes (port d’un masque, prise de rendez-vous, distance à respecter…) s’appliquent. La population peut également se déplacer sur l’ensemble du territoire mais les déplacements doivent être justifiés. Les restaurants, cafés, pâtisseries et terrasses accueillent à nouveau du public depuis le 18 mai, en respectant une capacité d’accueil limitée à 50 %. Le déconfinement se poursuivra progressivement jusqu’à la mi-juin (l’ouverture des plages est annoncée pour début juin). Comme partout dans le monde, l’économie a sérieusement souffert. Le taux de chômage a significativement grimpé (notamment parmi les jeunes Français travaillant dans le tourisme et les centres d’appel). Le pays compte sur le tourisme pour recouvrer un peu de couleurs, dès cet été, reste à savoir comment « l’encadrer » et l’organiser. Reste à savoir, aussi, comment le transport aérien va redémarrer. En 2020, le nombre de touristes devrait afficher un recul de plus de 40 % par rapport à l’an dernier (selon une étude du cabinet Oxford Economics). Ce secteur pèse lourd dans l’économie du pays : 16,5 % du PIB. Le 16 mai, le Portugal comptait 28 583 cas de Covid-19 mais ils n’augmentaient plus et 1 190 décès.