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C’est un grand classique des campagnes électorales, l’entrée en scène des bêtes de médias, artistes, acteurs, sportifs, intellectuels, auprès des politiques. La présidentielle est l’élection qui forme les plus grands mouvements d’adhésion. C’est le Lorrain Jack Lang qui ouvre la vraie première chasse aux people, en 1981, lorsque François Mitterrand le charge d’aller draguer chez les artistes pour former un comité de soutien digne de ce nom. Il ramène du lourd, dont l’acteur Gérard Depardieu. Vingt ans plus tard, « Gégé » a quitté la galaxie socialiste et soutient Nicolas Sarkozy. Comme Roger Hanin, Jean Reno, Johnny Hallyday ou Mireille Matthieu. En 2012, François Hollande accueille au sein de ses troupes Djamel Debbouze et Benjamin Biolay. François Bayrou reçoit l’appui de François Berléand, qui ne se prive pas pour autant de tacler son favori : « Je soutiens Bayrou, bien que mon poulain ait le charisme d’une huître. » Plus franco encore, le comédien François Cluzet refuse de s’engager et pour cause : « Un acteur mange forcément à tous les râteliers. » Les élections régionales brillent beaucoup moins. On trouve sur les listes elles-mêmes quelques vedettes ou « dérivés » de vedettes, de ci, de là. Le père de Lorànt Deutsch est sur une liste de Nicolas Dupont-Aignant, en Eure-et-Loir. La femme de Jean-Pierre Mader est candidate socialiste dans le Languedoc. Quant aux comités de soutien, la pratique est bien moins répandue à cette élection. En ALCA, un des nombreux sosies de Johnny Hallyday, l’ancien restaurateur Jean-Pierre Bader a fait savoir qu’il avait été « choqué par l’éviction de Nadine Morano » et épaule officiellement le FN. La plus jolie prise est celle de la tête de liste Europe Écologie Les Verts, qui a fait meeting commun avec Alain Souchon et Laurent Voulzy, lesquels précisent que leur engagement aux côtés de Sandrine Bélier est « personnel et amical ».