Aline_Frazao © Droits Réservés

Le festival Atlântico sera de retour sur les bords de l’Alzette le 4 octobre prochain. Une fois encore, les musiques lusophones seront à l’honneur, avec des voyages vers le Portugal, le Brésil, l’Angola et le Cap-Vert.

Et de trois. Lancé en 2016, le festival Atlântico est de retour sur les bords de l’Alzette. La recette n’a pas changé, avec un cocktail de saveurs issues de contrées lusophones, prétextes à ce rendez-vous qui sent bon la chaleur et l’exotisme. « Un voyage historique, géographique et sonore », promet sur son site la Philharmonie Luxembourg, à l’origine de cet évènement faisant la promotion du métissage et de la découverte. Une fois encore, le Portugal, le Brésil, l’Angola et le Cap-Vert se donneront rendez-vous dans la salle du Kirchberg, avec, précisons-le, un volet entièrement consacré aux enfants, qui seront entre autres initiés au fado et aux percussions brésiliennes. Alors que les amateurs de musique contemporaine peuvent assouvir leur soif avec le festival Rainy Days – une manifestation bien ancrée qui soufflera en novembre prochain une 17e bougie – les adeptes de jazz et de musiques du monde ne sont pas en reste avec cet Atlântico faisant autant la promotion d’artistes établis que de talents émergents.

Le cru 2018 sera une fois encore de qualité, avec notamment la présence de la chanteuse angolaise Aline Frazão, qui viendra présenter son nouvel album, ou encore du poète et parolier Vitor Ramil, aussi à l’aise en portugais qu’en espagnol. L’accordéoniste virtuose João Barradas et la chanteuse de fado Cristina Branco (lire ci-dessous) figurent aussi au menu. Il reviendra d’ailleurs à cette dernière de clore le chapitre de cette 3e édition marquée également par une soirée spéciale consacrée aux saveurs et aux danses du Cap-Vert. Voilà qui promet d’être alléchant !

Du 9 au 14 octobre à la Philharmonie Luxembourg
www.philharmonie.lu

À LA PERFECTION

Joao Barradas © Alfredo_Matos

Les amateurs d’accordéon ne devraient pas bouder leur plaisir le 12 octobre dans la Salle de musique de chambre de la Philharmonie Luxembourg. L’artiste qui se produira sur scène a beau n’avoir que 26 ans, il traîne déjà derrière lui une belle carrière, auréolée d’une solide réputation. On parle de João Barradas, un des accordéonistes européens les plus en vue, dont la musique navigue entre classique, jazz et improvisation. Doté d’une technique exemplaire, ce virtuose né à Porto Alto au Portugal a remporté quelques concours internationaux prestigieux – dont le World Accordion Trophy à deux reprises – et travaillé avec des musiciens et compositeurs de renom, tels que Mike Stern, Mark Turner, Pedro Carneiro ou encore le saxophoniste Greg Osby. Ce dernier a produit son premier album, Directions, sorti en 2016 sur le label new-yorkais Inner Circle Music. Il sera par ailleurs l’invité spécial du trio mené par Barradas lors de la soirée luxembourgeoise.

Le vendredi 12 octobre à 20h, Salle de musique de chambre

DIGNE HERITIERE

Cristina Branco © Joana Linda

Viscéralement attaché à la culture portugaise, le fado compte quelques ambassadrices de talent depuis la disparition d’Amalia Rodrigues. C’est justement un disque de cette icône de cette musique traditionnelle qui est à l’origine de la carrière artistique de Cristina Branco. Celle qui se destinait au métier de journaliste a ressenti comme un coup de foudre lorsque son grand-père lui a offert l’album Rara e Inédita. Elle avait 18 ans. Aujourd’hui, difficile de ne pas citer son nom quand on aborde le fado, un genre qu’elle s’est attachée à renouveler en s’ouvrant à d’autres sonorités, comme le tango (par exemple sur son album Fado tango), le jazz ou encore la chanson française et afro-cubaine. Lauréate du prix du meilleur album pour Menina, remis par la Société portugaise des auteurs en 2017, Cristina Branco a sorti un nouvel opus en début d’année, qui porte simplement son nom.

Le public luxembourgeois sera sans doute conquis par le répertoire raffiné de cette artiste qui a toujours su très bien s’entourer, que ce soit pour les textes de ses morceaux que leurs mélodies.

Le dimanche 14 octobre à 19h, Grand Auditorium