Des vases, des tables, des murs et même un baobab… Mosaïste, installée en Meurthe-et-Moselle, Charlotte Henrionnet, recouvre tous les objets d’une « seconde peau » faite de pierres, de bambou ou d’or. Artiste et artisane, elle travaille régulièrement pour des particuliers.
Charlotte-mosaiste-(©DR)

Charlotte Henrionnet a installé son atelier de mosaïste en Meurthe-et-Moselle (©DR)

« J’ai toujours aimé bricoler, assembler des matières. Mais le véritable déclic date de 1995. J’ai alors découvert la mosaïque lors d’un atelier, à Metz. Et j’ai accroché car la mosaïque, c’est comme une seconde peau que l’on peut appliquer à des éléments extérieurs comme intérieurs. Elle offre une très grande liberté dans les formes, comme dans les matières et les couleurs. Il n’y a pas de limites avec la mosaïque », confie Charlotte Henrionnet, mosaïste installée en Meurthe-et-Moselle. Passionnée d’art depuis l’enfance, diplômée en art plastique et en histoire de l’art, elle choisit alors de se perfectionner dans cette discipline. Elle file notamment du côté de l’École de Ravenne, en Italie, pour se former auprès de l’artiste Giovanna Galli. Une formation qu’elle complète également en s’initiant à l’art de l’orfèvrerie et en métallerie-soudure. « Pour pouvoir créer des objets et laisser libre court à votre imagination, il faut pouvoir maîtriser différentes techniques qui vous permettent de les réaliser », souligne l’artiste.
Il est vrai que si l’art de la mosaïque remonte à des milliers d’années, Charlotte Henrionnet en a une approche très actuelle. Elle travaille aussi bien le bois, que la pierre, les pierres précieuses, l’or ou le bambou, des matériaux d’ici et d’ailleurs, qu’elle a ramené de ses escapades, parfois très longues (elle a notamment passé trois ans en Chine), à travers le monde. Si elle confectionne ses propres créations, elle travaille également sur commande pour des particuliers, en France et au Luxembourg. Un particulier lui a ainsi confié les murs de son appartement qu’elle a recouvert de bambou, de cuivre et de cuir tandis qu’elle travaille Formée auprès de l’artiste Giovanna Galli à l’École de Ravenne, en Italieactuellement à la création d’un baobab qui fait appel à de multiples techniques (et une bonne dose de créativité). « Honorer une commande est toujours un peu stressant car il vous faut faire preuve d’un peu de psychologie pour bien comprendre et ressentir les attentes de votre client. Mais c’est un exercice vraiment passionnant », précise l’artiste qui confie avoir besoin de faire des pauses entre deux créations. « Il faut que je m’arrête, que je sorte, que je lise, que je voyage afin de me nourrir. Et puis une émotion va me faire rebondir. Si je n’ai pas cette étincelle, alors je ne créé pas. Cela n’a pas de sens de sortir des objets à la chaîne ». Les pauses ne sont jamais très longues car Charlotte Henrionnet aime aussi partager et transmettre. Alors elle enseigne son art dans des écoles, des structures éducatives, dans son atelier, parfois, quand elle dispose d’un peu plus de temps, entre deux formations, deux créations ou deux expositions. Ses œuvres sont à découvrir les 9 et 10 octobre prochains à la Médiathèque de Laxou. Pour mieux connaître Charlotte Henrionnet, la chaîne de télévision locale Mirabelle TV lui a également consacré un numéro de Culture Pop, en juin dernier : www.mirabelle.tv.