À compter du 3 octobre, le Musée Raymond-Poincaré de Sampigny se mettra à l’heure de la Belle Epoque. Après les Années folles en 2014, l’institution meusienne se consacre à cette période synonyme d’avancées dans bien des domaines, dont la mode vestimentaire. Tenues et accessoires feront voyager le public dans le temps… 
Mme-Poincaré-(photographie,-collection-particulière)

Portrait d’Henriette Poincaré, épouse de Raymond Poincarré (photographie, collection particulière)

Un retour dans le passé. Après s’être penché sur les Années folles en 2014, le Musée Raymond-Poincaré de Sampigny, dans la Meuse, recule un peu plus les aiguilles du temps en ouvrant ses portes à la Belle Époque, cette période synonyme de progrès qui a marqué le début du XXème siècle.
Comme l’an passé, l’enceinte culturelle a reçu le soutien du Musée du textile du Parc de Wesserling, en Alsace. Ce dernier a mis à sa disposition des tenues anciennes issues de sa collection, dont un ensemble de robes ayant appartenu à la grande famille industrielle lorraine des Tenthorey. L’association meusienne Conservatoire des Arts textiles, qui a reconstitué des costumes à partir de modèles d’époque, est un autre partenaire important de l’institution. Les pièces recréées seront d’ailleurs portées par des figurantes lors du premier week-end d’octobre, au cours duquel diverses démonstrations feront revivre le savoir-faire d’antan. Les visiteurs pourront assister à des ateliers de dentelle au fuseau par des bénévoles du Centre social et culturel de Stenay tandis que les élèves du lycée Paul Lapie de Lunéville pratiqueront des démonstrations de broderie. Broderie sur filet qui sera également à l’honneur, par l’entremise de Christine Gatelier, une autre passionnée. L’exposition se cantonnera à la salle de La Rotonde, la plus spacieuse du bâtiment. Outre les modèles vestimentaires, qui tiennent une large place dans cette rétrospective, le public pourra découvrir des accessoires, placés dans des vitrines. Une période synonyme de progrès qui a marqué le début du XXème siècleLes costumes seront quant à eux présentés sur des bustes de mannequin, excepté pour les plus fragiles, qui seront posés à plat. Le textile étant très sensible à la lumière, la salle d’exposition ne sera pas éclairée au-delà des 50 lux et sera protégée de la lumière du jour. Des journaux de l’époque, principalement axés sur la mode, seront également mis en valeur, sous forme de fac-similés pour certains, afin de pouvoir être manipulés par les visiteurs. La fin de cette exposition coïncidera avec la fermeture annuelle du Musée Raymond-Poincaré. Et après ? Après, c’est-à-dire en 2016, ce seront très certainement les caricatures qui prendront le relais, et notamment celles qui ont sévi pendant la Première Guerre mondiale. « Nous disposons d’un fonds important de cartes postales et de coupures de presse », souligne à cet effet l’institution, qui établira du même coup un lien avec les commémorations liées au centenaire de 14-18, actuellement en cours dans le département de la Meuse. Rendez-vous en avril prochain pour en savoir plus. 

Exposition consacrée à la Belle Époque
Musée Raymond-Poincaré de Sampigny (55)
du 3 octobre au 1er novembre. Entrée libre
Le week-end des 3 et 4 octobre
sera consacré aux démonstrations d’artisanat d’art
Pour toutes informations : 03 29 90 70 50


APOLOGIE DU BIEN ÊTRE

Qualifiée de Belle Epoque après les horreurs de la Première Guerre mondiale, la période qui s’étend de 1880 à 1914 en France est souvent citée pour son atmosphère de bien-être. À juste titre, puisque le pays connaît, après la défaite de 1870 face aux Allemands, un regain économique et culturel. Sur le plan de la croissance, les signes de reprise sont nombreux, à commencer par la production de charbon, la principale source énergique d’alors, en plein essor, ou encore la hausse des salaires et la stabilité monétaire. Cette période est également synonyme de progrès sociaux, politiques et technologiques, dont l’Exposition universelle de Paris se voudra le reflet en 1900. Le domaine de la culture n’échappe pas à cette embellie générale, que ce soit par exemple dans le domaine de l’architecture, avec l’apparition de l’Art nouveau, qui rompt avec les traditions du passé, ou dans celui de la mode féminine, qui milite pour les lignes souples, les courbes et les volutes, sans oublier ce corset abdominal si caractéristique, favorisant une silhouette en S et faisant ressortir les fesses en arrière.