À la fin du XIXe siècle, les jeunes Italiens ne trouvent plus de travail. La France, elle, a besoin de bras. Ils sont alors nombreux à franchir la frontière pour se construire un avenir, en bossant notamment dans le bâtiment. Ne pouvant pas travailler au sein de l’exploitation viticole d’où il est chassé par son père, Valturno Palazzi prend la route en 1883. Tailleur de pierre mais également passionné de littérature, il aime à dire qu’il veut, de ses mains, « créer du beau et du bon dans ce monde », à ceux qu’il rencontre sur sa route qui le mène en Lorraine.

Le hasard le mène chez Malou qui tient le Café des Lilas. La jeune femme est belle. Et seule depuis l’assassinat mystérieux de son mari. Valturno et Malou vont s’aimer. Le jeune exilé est ambitieux. Avec le soutien de Malou, il créé sa propre entreprise de taille de pierre et de construction pour faire du beau et du bon, avec ses mains mais aussi des valeurs chères à son cœur comme la fraternité et la générosité. Son affaire se développe, vite. Le succès d’un étranger n’est pas du goût de tous.

L’affaire de l’assassinat qui progresse apporte, elle aussi, son lot de « tracas » et de révélations. Mais un autre événement va bouleverser la vie de Valturno : l’arrivée de Victor. Ce garçon de 10 ans est son fils, le fruit de ses amours avec une Giulietta, une jeune femme au doux parfum de fleur d’oranger, tant aimée, là-bas vers « son sud ».

Né en 1945, le Lorrain Gilles Laporte est romancier, biographe, scénariste et conférencier.