oriana-fallaci-(©Francesca Fago)Destin hors normes, hors des cases, que celui raconté dans ce biopic consacré à la journaliste italienne Oriana Fallaci, morte en 2006. De la Dolce Vita de Rome aux attentats du 11-Septembre à New York, qui l’ont fait sortir de sa tanière et signer un brûlot contre les musulmans, La rage et l’orgueil (2002), cette reporter anti-conformiste, personnage sulfureux et controversé, aura été le reflet des passions de son époque, rencontrant tous les grands de ce monde. C’est cette vie à cent à l’heure et ce parcours hors du commun que le cinéaste Marco Turco retrace à travers ce film, alors même, hasard du calendrier, qu’une autobiographie lui est consacrée chez Albin, Michel Oriana, une femme libre sous la plume de la journaliste Cristina Di Stefano. On se souviendra notamment que cette figure du journalisme en Italie, où une mini série lui a été consacrée, résistante à l’âge de 14 ans, a ôté son voile devant l’ayatollah Khomenei, lors d’un reportage en Iran.