Les Femmes de fer ce sont les figures féminines de la famille des Wendel. Cet ouvrage est une véritable saga féminine de plus de trois siècles au cœur de cette dynastie lorraine qui a marqué l’histoire économique de la France depuis le début du XVIIIe siècle, dans la sidérurgie et le monde des affaires. Riche est la littérature qui lui a été consacrée. Mais les femmes de la famille sont toujours restées dans l’ombre. Or, certaines d’entre elles ont activement participé à l’aventure industrielle et d’une manière ou d’une autre à l’histoire de la France, de la révolution de 1789 aux guerres mondiales, en passant par les années folles et la Ve République. « Très fidèles à leurs racines et à leurs traditions familiales, mais loin des clichés attachés à leur milieu social, elles ont toutes manifesté initiative, courage, volonté et obstination dans leur existence. Personnalités d’exception, elles ont répondu à leur manière aux revendications féministes de responsabilité et de liberté de conscience », écrivent les auteurs. Quatorze figures féminines de la famille Wendel sont ainsi dévoilées, racontées au fil des 336 pages du livre. Parmi ces « femmes de fer », il y a Marguerite, dite Madame d’Hayange, qui fit preuve d’une héroïque obstination à maintenir l’entreprise en vie dans le tumulte de la Révolution. Il y a Joséphine, véritable fondatrice de la Maison de Wendel au XIXe siècle dans laquelle elle initia un programme social unique à son époque. Et puis citons encore Andrée, qui fit briller le nom des maîtres de forges à Paris durant l’entre-deux-guerres. Un mot sur les auteurs. Écrivain, Philippe Franchini a écrit une trentaine d’ouvrages historiques et de romans. Dirigeant d’un groupe d’assurances et très attaché à ses racines lorraines, Alain Missoffe est l’arrière-petit-fils de François de Wendel, député puis sénateur de Meurthe-et-Moselle qui a géré l’entreprise sidérurgique lorraine.

Femmes de fer
par Alain Missoffe et Philippe Franchini, éd. Tallandier