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C’est une œuvre énigmatique qui sera proposée le 20 septembre dans le grand auditorium de la Philharmonie Luxembourg. La Symphonie n°8 de Schubert, surnommée l’« inachevée », sera explorée aux cotés du pianiste Jean-François Zygel, qui ponctuera la soirée avec une séance d’improvisation.

Inachevée… mais expliquée. Le jeudi 20 septembre, l’occasion sera belle d’en savoir plus sur la Symphonie n°8 de Franz Schubert, qui a composé un peu plus de 1 000 œuvres et des centaines partitions pour piano au cours de sa brève carrière (il disparaîtra à l’âge de 31 ans). Débutée le 30 octobre 1822 alors qu’il avait 25 ans, cette pièce reste nimbée d’un mystère, elle qui ne sera jamais terminée, d’où son surnom d’« inachevée ». Inachevée comme le seront d’autres œuvres du répertoire classique, que l’on pense par exemple à la 10e symphonie de Mahler ou la 9e de Bruckner. Sans doute est-ce parce qu’il était très malade durant cette période qu’il ne l’a jamais achevée… Il prendra pourtant le temps d’en écrire une 9e, assez développée, sous-titrée La Grande, dans les 6 dernières années qu’il lui restera à vivre.

Pour se pencher sur cette symphonie énigmatique, la Philharmonie Luxembourg a fait appel à un habitué de la maison : Jean-François Zygel. Le pianiste et compositeur, professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, se pliera à cet exercice pour la 4e année consécutive, en compagnie de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg, placé ce soir-là sous la direction de Gergely Madaras. Régulièrement invité par des ensembles prestigieux, le natif de Budapest a été nommé en février dernier à la tête de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, succédant à Christian Arming. Un poste qu’il occupera à compter du 1er septembre 2019, devenant au passage, à 34 ans, le plus jeune chef de l’OPRL depuis sa création en 1960. Directeur musical de l’Orchestre Dijon Bourgogne depuis 2013, il est aussi le chef principal du Savaria Symphony Orchestra, dans sa Hongrie natale depuis 2014.

Ce concert commenté sera suivi d’une séance d’improvisation, un art dans lequel excelle Jean-François Zygel, qui ne se prive pas pour en faire la démonstration sur les scènes internationales, ni d’en faire l’éloge partout où il se produit, comme à Montréal en avril 2017, où il s’était exprimé au micro de Radio Canada. « Pour moi, un concert, c’est entrer sur scène et ne pas savoir ce qu’on va faire, faire partager au public la joie et la jubilation d’inventer la musique devant lui. L’improvisation apporte quelque chose de vivant. » Ce grand communicateur doublé d’un pédagogue chevronné aime d’ailleurs souligner que de nombreux grands compositeurs comme Mozart, Beethoven, Prokofiev et Chostakovitch étaient aussi de grands improvisateurs. Et lui un ambassadeur de premier plan.

Jeudi 20 septembre, à partir de 19h
Au Grand auditorium
www.philharmonie.lu

Côté coulisses

Lancée en 2013, Orchestramania dévoile la face cachée de la Philharmonie Luxembourg. L’opération portes ouvertes aura lieu cette année le samedi 22 septembre. Durant toute une après-midi, le public pourra échanger avec les musiciens de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg, dans une ambiance décontractée et conviviale, mais aussi profiter de courts extraits de concerts traditionnels. Des surprises sont également annoncées à divers endroits du temple de la musique classique luxembourgeois, ainsi qu’une véritable immersion dans le monde des sons, par le biais d’ateliers de découverte d’instruments. Pour les amateurs comme les néophytes, ce rendez-vous à vocation familiale constitue une belle occasion d’en savoir plus sur le fonctionnement de cet ensemble fondé en 1933, mais aussi de s’imprégner des lieux, fréquentés tout au long de l’année par d’autres orchestres de renommée internationale. À commencer par le grand auditorium, où se tiennent les concerts d’envergure, capable d’accueillir jusqu’à 1 500 spectateurs dans sa configuration maximale.

Jeudi 20 septembre, à partir de 19h