« Ses beaux yeux gris et sa jeunesse, Louise les a offerts à Robert, veuf de quinze ans son aîné. Mais au fil des jours, dans l’austère maison familiale enchâssée dans les sapins du Haut-Forez, la jolie épousée déchante ». Elle déchante car son mari consacre son temps à son entreprise, car elle n’a toujours pas d’enfant, car elle vit au milieu de nulle part… Seule ? Pas tout à fait puisque « le Vieux » vit, aussi, là. Le beau-père est un homme retors à souhait qui « cause » à son fils tous les soirs, au coin du feu, en catimini. Le Vieux qui va souvent aux champignons (tiens, il se dit qu’ils auraient empoisonné la première femme de Robert) est méchant, démoniaque, vicelard… Nous sommes en 1971 et l’émancipation féminine qui gagne du terrain donne à Louise, des envies, des désirs, des projets. Et il s’avère qu’elle a les moyens financiers de s’assumer puisque, dans le plus grand secret, elle a touché un bel héritage. De l’argent ! Et ça, ça change sacrément la donne quand rôde une vielle ordure. Roman noir, La Nuit de l’Orcière est construit comme un huis clos, qui va crescendo. Pierre Petit a écrit de nombreux ouvrages, notamment Le Secret du docteur Favre paru en 2016, aux Presses de la Cité.

Aux éd. Terres de France / Presses de la Cité