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Régulièrement citée pour son agréable cadre de vie, Nantes joue à fond la carte de la culture. Elle rayonne dans cette ville décoiffante inondée d’art et de nature, où l’on peut siroter un café au sommet d’une tour de 32 étages, voyager sur le dos d’un éléphant mécanique, ou dormir dans une maison posée sur une cheminée industrielle.

Le vert est sans doute la couleur préférée de Nantes, plutôt habituée au jaune dans les tribunes du stade de La Beaujoire, temple des Canaris, surnom donné aux joueurs de son équipe de football fétiche. Vert, comme les espaces qui abondent dans cette belle cité de Loire-Atlantique, recouverte d’une centaine de parcs et de jardins, auxquels il faut ajouter une quarantaine de jardins familiaux regroupant plus de 1 000 parcelles. A ce chapitre, le Jardin des plantes est un must. Ce parc de 7 hectares à l’allure british, fréquenté chaque année par 2 millions de visiteurs, abrite plus de 10 000 espèces vivantes, ainsi qu’une imposante serre de 800 mètres carrés.

Vert aussi comme la ligne qui serpente sur le sol du centre-ville et guide le visiteur vers les sites, rendez-vous et autres monuments incontournables, de la cathédrale – livrée après 457 ans de travaux ! – à son château des ducs de Bretagne (de styles médiéval et Renaissance) d’une éclatante beauté, en passant par l’emblématique passage Pommeraye, étincelante galerie commerciale qui servit de décor au premier film du cinéaste Jacques Demy, Lola (1961). Ce dispositif sans cesse renouvelé traduit la personnalité profondément culturelle de cette cité des ducs bien lotie, avec, entre autres, 1 scène nationale, 36 théâtres, 2 salles de spectacles, 14 musées, une dizaine de festivals… et 1 mémorial de l’abolition de l’esclavage unique en France. Pas mal pour une agglomération d’environ 300 000 habitants.

L’art est aussi très présent, et pas seulement dans les musées, dont celui des beaux-arts (un des plus importants de l’Hexagone), qui veille sur 100 000 œuvres anciennes et contemporaines et abrite une verrière et un grand escalier classés au titre des monuments historiques. Il s’immisce à tous les étages, jusque sur les enseignes des commerçants et dans les transports en commun. Et même parfois dans la chambre d’un hôtel, comme au Mercure Nantes Centre, dont un des cocons porte la griffe de l’artiste Elsa Tomkowiak.

Si son passé enchante à travers des bâtiments remarquables, son présent n’est pas en reste. Créative et inspirante, la florissante Nantes séduit et surprend, se laissant apprivoiser à pied, à vélo ou sur un bateau, pour une promenade au fil de l’Erdre, la Sèvre ou la Loire. Elle sait se montrer insolite, à l’image de ces machines poético-futuristes qui s’animent sous les nefs des anciens chantiers navals, dont un éléphant géant aux engrenages étourdissants. Son offre d’hébergements compte aussi quelques perles en matière d’originalité. Citons par exemple l’Hôtel Radisson Blu, installé dans un ancien palais de justice, et le Sozo Hôtel, mêlant design et architecture historique dans ce qui fut autrefois une chapelle. Ou encore l’étonnante maison posée sur une cheminée industrielle et entourée d’un jardinet à Cordemais, une commune de l’arrondissement de Nantes.

Un petit café ou un bon verre de Muscadet avec ça ? Il promet d’être décoiffant sur la terrasse du Nid, un bar abritant un drôle d’oiseau perché au 32e étage de la Tour Bretagne (144 mètres), élément incontournable du patrimoine urbain local. Une expérience qui fait aussi partie du voyage à la nantaise


Nantes Food Forum : l’assiette de demain

© Ville de Nantes

Lancé en juin 2017, le Nantes Food Forum sera reconduit cette année. Après le succès de la première édition, les organisateurs – un trio d’associations comprenant Le Voyage à Nantes, Alimentation Générale et Artévia – ont décidé de remettre le couvert, durant 5 jours cette fois (au lieu de 3 auparavant) et au mois d’octobre. Si le programme n’avait toujours pas été dévoilé quand ces lignes ont été écrites, le plat de résistance restera le même, à savoir l’alimentation et l’agriculture de demain. L’an passé, ce rendez-vous culinaire avait donné lieu à plusieurs conférences et débats axés sur les solutions à mettre en place pour nourrir 10 milliards d’individus à l’horizon 2050. La présence d’intervenants étrangers, venus d’une dizaine de pays (États-Unis, Pays-Bas, Italie, Moldavie, Maroc, Sénégal, Cameroun, Mali, Argentine) avait permis de donner un large écho à cette initiative s’adressant autant au public qu’aux profesionnels. ll y a fort à parier que le Mini Food Forum, qui sensibilise les enfants à l’alimentation via des expériences ludiques, sera à nouveau au menu, de même que La Cantine du Voyage, qui avait permis au public de savourer plus de 600 repas concoctés par des chefs, vignerons et producteurs engagés. Avec près de 20 000 entrées estimées l’an passé, le Grand Marché des Pays de la Loire devrait lui aussi être de la partie. Cet évènement prônant le zéro déchet avait rassemblé quelque 120 producteurs indépendants locaux, réunis autour du slogan « Manger régional, c’est capital ».

Nantes Food Forum, du 3 au 7 octobre.
Renseignements : www.nantesfoodforum.com