En ce début de saison, la Ville de Nancy souhaite poursuivre le développement d’une politique culturelle affichée comme une priorité. Celle-ci se définit à la fois par un désir d’ouverture et d’accessibilité à tous les publics, et par le soutien à la création, notamment contemporaine, selon Lucienne Rédercher, adjointe déléguée à la culture, à l’intégration et aux Droits de l’Homme.
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« Face à une contraction historique et brutale des financements d’État, Nancy protège son budget culture et son action culturelle » explique Lucienne Rédercher-(©-Ville-de-Nancy)

Référence et précurseur en matière de richesse culturelle, avec ses labels nationaux (l’Opéra, le centre chorégraphique et le centre dramatique), l’Autre Canal inauguré en 2007, ses nombreux musées, ses manifestations d’ampleur, le fameux dynamisme nancéien perdure. En effet, Nancy s’affiche parmi les villes de France les plus en pointes en matière culturelle : classée en seconde position Nancy prépare sa saison 2015-2016 en alliant la valorisation de son patrimoine comme celui de la création contemporaineau palmarès établi par la chaîne de télévision Arte en 2014 et 4ème du classement national édité par le Journal des Arts en 2013. « Nous avons comme atout une grande vitalité artistique qui permet la création, l’assurance pour une ville d’une culture vivante, avance Lucienne Redercher, adjointe déléguée à la culture, à l’intégration et aux Droits de l’Homme. En ce sens, nos structures culturelles et les artistes qui travaillent ici sont notre force vitale ».

Aussi, Nancy prépare sa saison 2015-2016 en valorisant son patrimoine tout comme la création contemporaine. Ainsi, le Musée Lorrain entame sa mue en « musée-promenade » tout en préparant une grande exposition sur le 250ème anniversaire de la réunion de la Lorraine à la France. À noter aussi, le lancement de la restauration de la Villa Majorelle ou encore la candidature de la Saint-Nicolas pour l’inscription au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. L’art urbain, ou plus largement l’art dans la ville continuera également à faire l’actualité après la Big jam organisée en juin et juillet. « La notion d’art en continu que nous mettons en avant signifie que l’art doit être accessible à tous, et son expression dans l’espace urbain, que ce soit à travers le graffiti ou les installations de Daniel Buren, Pierre Bismuth ou Robert Stadler, va dans ce sens, détaille Lucienne Redercher. C’est d’ailleurs une forme de valorisation du patrimoine ».

Le milieu des musiques actuelles aura rendez-vous à Nancy les 29 et 30 septembre prochains à l’Autre Canal pour Pop mind, rassemblement des acteurs des musiques actuelles français et internationaux. « Nous avons été les premiers dans la région à obtenir le label de Scène de Musiques Actuelles, et nous voulons continuer à être un moteur en la matière » déclare l’adjointe au maire. Autre projet, la mise en place d’une friche artistique co-gérée, actuellement en cours d’élaboration avec les artistes locaux, et annoncée avant la fin du présent mandat de Laurent Hénart. Nancy a également décroché en 2013 un label national en vue de l’ouverture d’une Bibliothèque Numérique de Référence. « Nous sommes aussi une ville du livre, le succès du Livre sur la place le prouve » note Lucienne Redercher. « Nous ne voulons pas donner l’impression au public que la culture n’est que divertissement »En réponse aux inquiétudes émises par les acteurs culturels face la baisse des subventions et au sentiment de désengagement des pouvoirs publics, Nancy souhaite réaffirmer son soutien : « La Ville sanctuarise son budget culture malgré les baisses de dotations de l’État inédites et très difficiles à encaisser pour le budget communal, explique Lucienne Redercher. Face à une contraction historique et brutale des financements d’État, Nancy protège son budget culture et son action culturelle. Pour deux raisons : d’abord parce que la culture reste une source de cohésion sociale essentielle en ces temps de crises et de mutations, ensuite parce qu’elle est un facteur de rayonnement historique pour Nancy.» La signature d’un pacte culturel avec le Ministère de la Culture, à travers lequel l’État s’engage à maintenir les crédits alloués au développement culturel si la stabilité du budget municipal en la matière est garanti pendant trois ans, se veut un signe fort. « Nous ne voulons pas donner l’impression au public que la culture n’est que divertissement, que l’on pourrait s’en passer, explique Lucienne Redercher. Il s’agit d’un écosystème producteur de richesse et porteur de valeurs de partage et de diversité. En cela, c’est un outil exceptionnel, que nous souhaitons protéger ».