Mr. Turner de Mike Leigh © DR

Mr. Turner de Mike Leigh © DR

Avant d’être un film, Mr Turner était une obsession. Celle du réalisateur anglais Mike Leigh, palmé d’or à Cannes en 1996 avec Secrets et mensonges. Ce dernier a fini par consacrer un biopic à celui qui était surnommé « le peintre de la lumière », tant elle illuminait sur ses toiles. Le cinéaste a choisi de se pencher sur les dernières années de la vie de William C.Turner, un des plus grands peintres britanniques, considéré comme l’un des précurseurs du courant impressionniste. Un artiste qui n’aura pas été épargné par les drames personnels, à commencer par la mort de son père, dont il était très proche. Le rôle principal a été confié à l’acteur fétiche de Mike Leigh, Timothy Spall, qui livre une interprétation impeccable. Dans ce long-métrage à l’esthétique irréprochable, le metteur en scène confirme sa réputation de peintre des sentiments les plus enfouis, avec cette douce mélancolie, propre à son œuvre, flottant dans cette production de 2h30 qui souffre de quelques longueurs.