Patrick Weiten, Président du département de la Moselle : «La Moselle ne se mariera avec personne».

Tout récemment, Mathieu Klein, le président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle a évoqué l’idée d’une fusion avec le voisin mosellan…

Dans le courant de l’été, le préfet Marx a remis, au gouvernement, son rapport sur l’avenir institutionnel de l’Alsace qui pourrait déboucher sur la création d’un département unique regroupant les deux collectivités actuelles. Dans la foulée Mathieu Klein, le président du Département de Meurthe-et-Moselle a évoqué une éventuelle fusion avec la Moselle, une hypothèse parmi d’autres, afin de rééquilibrer les « forces » et d’éviter une Région à deux vitesses, si jamais ce département au statut particulier venait à voir le jour. « Les Lorrains ne doivent pas attendre de solution miracle d’en haut : prenons notre destin en main, imaginons les scénarios institutionnels qui renforcent notre unité et nous donnent tous les outils pour être à la hauteur de la grande région européenne que nous sommes », déclare Mathieu Klein, dans un communiqué de presse. L’idée a soulevé bien des commentaires dans la classe politique régionale. Les uns estiment que toutes les suggestions permettant de conforter l’unité lorraine sont bonnes à prendre à l’heure où la Région est fragilisée. Pour d’autres, cela ne mérite même l’ouverture d’un débat. Questionné sur le sujet par Le Républicain Lorrain, Patrick Weiten, le président du Conseil départemental de Moselle, a été clair sur ce point : « Il n’y a jamais eu la volonté, de ma part ou de la part des élus de la Moselle, de fusionner avec quelque département que ce soit… La Moselle ne se mariera avec personne, mais elle continuera à collaborer avec tous […] Je suis à la tête d’un Département de 1,2 million d’habitants et je préside la conférence des dix Départements du Grand Est, il n’y a aucune ambiguïté, la Moselle entend occuper toute sa place dans la Région ». Rideau ? Non car le Gouvernement a rouvert le débat sur l’avenir institutionnel des territoires du Grand Est et personne ne va pouvoir rester à l’écart des échanges.