LA MOSELLE, TERRE DE JEUX 2024

Depuis de nombreuses années déjà, le Département de la Moselle mène une politique offensive en faveur de la promotion et de la pratique du sport santé, auprès de tous les publics, des jeunes comme des seniors. Labellisé « Terre de Jeux 2024 », le Département soutient également les clubs sportifs du territoire ainsi que les athlètes de haut-niveau dans la réalisation de leur potentiel sportif. Cela se traduit par un soutien financier qui permet aux sportifs de couvrir leurs déplacements lors des compétitions et des stages ou bien encore le matériel dont ils ont besoin pour être compétitifs. Mais comme le soulignent Camille, Marine, Lucas ou bien encore Alan, cette aide dépasse largement ce cadre. Déconnecté des résultats, ce soutien n’est pas une « prime à la performance ». Les athlètes mosellans qui en bénéficient peuvent ainsi, sereinement, s’entraîner et se focaliser sur les grands rendez-vous qui les attendent. Et l’année 2020 qui a été particulièrement perturbante avec de nombreuses compétitions annulées, a confirmé combien cette approche s’inscrivant dans la durée, était pertinente. Entre les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo et ceux de Paris en 2024, les athlètes mosellans ont à cœur de représenter le territoire au plus haut-niveau. Il va y avoir du sport !


Lucas Kryzs : « Le tir nécessite d’aller puiser des ressources en soi »

À 20 ans, Lucas Kryzs affiche un impressionnant palmarès. Et son ambition est de l’enrichir encore avec des médailles olympiques.

Département de la Moselle athlètes haut-niveau Lucas Kryzs

Lucas Kryzs© FFTir/A.Heise

« J’ai commencé le tir à l’âge de 7 ans, en tirant sur des assiettes et des ballons lors de la fête du village. Mes parents m’ont alors mis au tir, en plus du tennis que je pratiquais déjà. J’ai rapidement obtenu des résultats, lors de mes premières compétitions, alors je me suis donné à fond », explique Lucas Kryzs, membre de la Société de Tir de Nitting. À 20 ans, le jeune Mosellan affiche un imposant palmarès : vice-champion d’Europe par équipe au 10 m carabine (2020), vice-champion d’Europe en individuel et en équipe au 50m, 60 balles couché, en 2019, champion de France au 10m (2019)…« Cette année, j’ai été surclassé et j’ai intégré l’équipe de France senior. Mi-mai, je participerai à ce titre au Championnat d’Europe en Croatie », précise Lucas. Un rendez-vous important car il pourrait lui permettre de décrocher son billet pour les JO de Tokyo. En attendant le grand rendez-vous de 2024 où il « vise » un titre de champion olympique. Si depuis un an, il lui a fallu composer avec l’annulation de nombreuses compétitions, Lucas confie avoir pu continuer à s’entrainer dans de bonnes conditions, à l’Insep. Pour l’aider à financer ses entraînements, ses déplacements et son matériel, il bénéficie de l’aide du Département de la Moselle. « Une aide précieuse qui a pour intérêt de ne pas être dictée par les résultats. J’insiste sur ce point car aujourd’hui, comme indiqué précédemment, je passe de junior à senior. Il est clair que c’est une transition qu’il va me falloir négocier, les résultats ne seront, peut-être pas au rendez-vous, tout de suite. Mais le fait de me sentir libre dans ma tête, m’apporte assurément beaucoup. Il faut savoir que le tir nécessite d’aller puiser des ressources en soi pour trouver une forme d’harmonie et la manière de tirer qui vous correspond. Cela implique vraiment une vraie recherche intérieure », conclut Lucas Kryzs.


Camille Dauba : « Le Département est à mes côtés »

La nageuse Camille Dauba a débuté l’année 2020 avec d’excellents résultats personnels. En juin prochain, elle va tenter de décrocher son billet pour les JO de Tokyo. 

Département de la Moselle athlètes haut-niveau Camille Dauba

Camille Dauba©DR

Vice-Championne de France 2020 du 200 m brasse et médaillée de bronze au 200 m 4 nages, Camille Dauba a battu deux de ses records personnels en début d’année au Meeting International de Nice, en 200 m 4 nages (2 »14’40, médaille d’argent) et en 200 m papillon… Une bonne nouvelle pour la nageuse du Cercle Nautique de Sarreguemines qui va tenter de décrocher sa qualification pour les JO de Tokyo en juin prochain. « Je m’entraîne normalement et suis confiante même si l’année 2020 n’a pas toujours été simple. Bon nombre de compétitions ont été annulées ce qui m’a obligé à participer à toutes celles qui se présentaient. C’est perturbant », précise Camille, 24 ans. Et 16 ans de compétition déjà à son actif avec des titres de championne de France, en 200 m papillon (2019) et en 200 m et 400 m 4 nages (2018) à la clé, parmi bien d’autres victoires. Pas de secret en la matière. Camille s’entraîne à raison de 4 heures par jour (2×2 heures) et nage une dizaine de kilomètres, quotidiennement. Et toutes les 6 semaines, elle part en stage. En parallèle, elle poursuit également ses études pour devenir kiné. Athlète de haut-niveau, Camille est soutenue dans ses ambitions par le Département de la Moselle qui participe aux financements de ses déplacements et de ses stages. « C’est un soutien important car le Département est à mes côtés quand cela se passe bien mais aussi quand c’est plus compliqué comme en 2020, compte tenu de la crise sanitaire. C’est un atout en termes de sérénité », confie Camille Dauba, entre deux séances d’entraînement.


Alan Papirer : « Il va me falloir carburer »

Le pongiste mosellan, Alan Papirer ne fera pas le déplacement à Tokyo. Déception digérée. Il dispose de trois ans pour décrocher son passeport pour les JO de Paris. 

Jeux 2024 Alan Papirer

Alan Papirer ©DR

« Je sais que je n’irai pas aux JO de Tokyo alors je suis déjà focalisé sur les suivants, à Paris », explique d’emblée Alan Papirer, pongiste handisport de haut niveau puisqu’il figure actuellement au 18e rang dans la hiérarchie mondiale. À son palmarès, des titres de champion de France classe 1 en 2017 et 2019, des médailles d’argent aux championnats de France 2016 et 2017, une victoire à l’Open de Slovénie en 2017 ou bien encore un titre de vice-champion d’Europe par équipe en 2017. Et la moisson pourrait être plus riche encore si bon nombre de compétitions n’avaient pas été annulées depuis un an. « C’est compliqué, c’est certain, mais heureusement mis à part le premier confinement en mars 2020, j’ai pu m’entrainer à peu près normalement, soit environ 2 heures par jour en individuel auxquelles s’ajoutent des heures d’entraînement avec des partenaires », confie l’athlète de 33 ans « et c’est une bonne chose car je dispose de trois ans seulement pour gagner des places et être sélectionné pour les JO de 2024. Il va me falloir carburer lors des compétitions et des tournois à venir ». Passionné par son sport, Alan Papirer l’a découvert après un accident qui l’oblige aujourd’hui encore à se déplacer en fauteuil roulant. « Une sorte de reconversion après avoir pratiqué la gym durant 16 ans, de 3 à 19 ans. Je voulais pratiquer un sport individuel qui requiert des qualités physiques mais également tactiques, avec le tennis de table, je suis servi », souligne Alan. Chauvin et fier d’être Mosellan, le pongiste s’investit également volontiers en faveur de la promotion du sport et du territoire. « Le Département de la Moselle est un partenaire fidèle qui me soutient dans mes projets, c’est donc avec plaisir que je réponds à ces invitations quand il me sollicite, notamment pour aller à la rencontre des jeunes. Cet accompagnement, il a aussi de la valeur car il ne se résume pas uniquement à une aide financière qui me permet de m’entraîner dans de bonnes conditions. Lors des compétitions, je reçois des messages des élus, on échange également régulièrement. À mes yeux, ces relations personnelles sont également très importantes », confie Alan Papirer qui est licencié au club Moulins-lès-Metz handisport.


Marine Prieur : « Une formidable aventure humaine »

Blessée en 2020, Marine Prieur est aujourd’hui focalisée sur le Championnat de France programmé en juin. À 20 ans, elle a les JO de 2024 dans le viseur. 

Jeux 2024 Marine Prieur

Marine Prieur© FFGym/Thomas Schreyer

« 2020 a été une année un peu compliquée, c’est vrai mais personnellement j’ai pu continuer à m’entrainer normalement à l’Insep, à raison de 2 ou 3 heures par jour. Et puis j’ai été blessée pendant quelques temps, j’ai pu prendre le temps nécessaire pour bien me soigner, n’ayant pas à composer avec un calendrier de compétitions trop chargé, source de pression », explique Marine Prieur. À bientôt 20 ans (elle les aura en septembre prochain), Marine qui fait partie du club Association Gymnique Fameckoise (AGF), pratique le trampoline à haut-niveau. En 2019, elle s’est classée 3e au Championnat de France Elite Senior et 11e au Championnat du Monde en Synchro. Fin avril/début mai, elle a participé aux Championnats d’Europe à Sotchi (Russie) et en juin prochain, si les conditions sanitaires ne bousculent pas le calendrier, elle sera également au Championnat de France Elite. Et si elle n’ira pas à Tokyo, elle ambitionne bien d’être au rendez-vous des JO de Paris en 2024. Cela fait 12 ans que Marine pratique son sport. « J’ai découvert le trampoline lors d’une fête foraine, à l’âge de 7 ans. Et quand j’en suis redescendue, j’ai demandé à ma mère de me trouver un club. Et je n’ai jamais arrêté depuis. C’est un sport riche en sensations et émotions. Et puis ce que je vis en tant qu’athlète aujourd’hui, est une formidable aventure humaine », confie-t-elle. Soutenue par le Département de la Moselle, ce qui lui permet de financer sa présence à l’Insep et son équipement, Marine espère avoir bientôt l’opportunité d’aller à la rencontre des jeunes Mosellans, dans le cadre des rendez-vous organisés par la collectivité, dans les écoles et les collèges. « Une rencontre avait été programmée mais malheureusement, elle a dû être annulée. Le trampoline est un sport génial mais qui n’est guère médiatisé. Si je peux participer à mieux le faire connaître, ce sera avec beaucoup de plaisir », souligne Marine Prieur. Pour ceux qui l’ignorent, depuis quelques années déjà, l’équipe de France de trampoline monte en puissance et grimpe dans la hiérarchie mondiale.