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Le flux des migrants ne faiblit mais l’Europe peine à trouver une réponse commune. (©DR)

Plus de 300 000 migrants (selon Frontex) ont rejoint l’Europe depuis le début de l’année. 2 500 d’entre eux sont morts ou ont disparu sur la route de l’exil (selon l’Organisation internationale pour les migrations – OIM). Les drames survenus en Autriche, fin août comme en France, du côté de Calais, confirment si besoin était que la mort ne les guette plus uniquement lorsqu’ils sont abandonnés sur des rafiots pourris. L’ampleur de la situation est telle que les pays européens sont totalement dépassés. Cela vaut pour la Grèce, comme pour l’Italie, la France, la Hongrie…. Chacun y va de sa « solution ». L’Allemagne suspend ses renvois des demandeurs d’asile syriens (mais pas des réfugiés « économiques ») vers le pays d’Europe par lequel ils sont entrés tandis que la Hongrie dresse une clôture le long de sa frontière avec la Serbie pour éviter que les migrants n’entrent sur son territoire. Le flux de migrants ne faiblit pas, les centres d’accueil sont plein à craquer, la liste des mort s’allonge. Et cela pour longtemps. Aux guerres, aux tensions liées à la religion se greffent des famines qui ne vont que se multiplier sous l’effet du dérèglement climatique. Mais que fait l’Europe face à l’urgence ? Pas grand-chose jusqu’à présent, notamment car l’ensemble des pays membres ont du mal à s’entendre sur une réponse commune. Même la répartition des demandeurs d’asile pose problème. Mais il va bien falloir prendre des mesures « solidaires » car c’est à l’échelon européen qu’il est possible de s’organiser et d’agir. Des réponses sont envisagées avant la fin de cette année. En attendant…