Le Club du Lundi

Le Club du Lundi a reçu en février Mathieu Klein, le président du Conseil général de Meurthe et Moselle. L’élu a notamment rappelé l’importance de nos valeurs républicaines. Il est revenu, par ailleurs, sur les perspectives offertes au territoire par la réforme territoriale.

Klein-club-du-lundi-février-2015 (© Dominique Bresson)C’est encore animé par l’ « Esprit du 11 janvier » que Mathieu Klein a ouvert les débats. Estimant qu’il était du devoir de chacun de défendre les principes de « Liberté, Égalité, Fraternité », l’édile s’est également voulu ferme : « Ce n’est pas qu’un slogan, ce sont des notions à restaurer car elles doivent être le cadre coercitif et tangible de notre République. » Fustigeant le « renoncement à dialoguer » et désireux d’encourager concrètement le vivre-ensemble dans la laïcité républicaine, le président a annoncé être actuellement en pourparlers avec André Rossinot, Laurent Hénart et différents chefs d’institutions religieuses locales.

L’élu a martelé l’importance « d’accélérer les leviers économiques » dont dispose le Cg54, à destination notamment des entreprises du BTP et des agriculteurs.

Interrogé sur les perspectives économiques du territoire en plein chambardement administratif, dans un contexte de diminution des dotations aux collectivités territoriales et alors que les élections départementales sont proches, l’élu a martelé l’importance « d’accélérer les leviers économiques » dont dispose le CG54, à destination notamment des entreprises du BTP et des agriculteurs. Parmi les solutions évoquées : la possibilité d’ouvrir plus les appels d’offre, dans les limites de la légalité, aux entrepreneurs locaux, qu’il s’agisse de grands travaux ou des cantines du département, mais également une plus étroite collaboration entre institutions et collectivités pour « mieux cibler les besoins économiques locaux ».

Si l’élu s’est dit favorable à la diminution du mille-feuille territorial, considérant que la « réforme des intercommunalités est nécessaire », à l’instar du passage de « cinq à trois échelons entre État et citoyens », il a également rappelé qu’une « véritable décentralisation [devait passer par un réel] transfert de responsabilités ». Invoquant le fait que le CG54 ne jouissait finalement que de « 14% de son budget » pour mener sa politique économique, Mathieu Klein a déploré le fait que la solidarité nationale, telle le RSA, en tant que compétence étatique, incombe aux collectivités dans les faits : « Si un élu n’est pas en mesure de mettre en place des stratégies économiques [car il doit assumer celle d’autres institutions] alors le suffrage universel n’est qu’une parodie. »

« Il faut laisser les régions, aussi grandes seront-elles demain, être maîtresses de leur destin »

Enfin le président, toujours mesuré quand bien même il marque son désaccord, a applaudi le concept de réforme territoriale mais signifié qu’il aurait préféré que l’on fonde régions et départements plutôt que d’agrandir les régions. « Je ne suis pas un fétichiste de la collectivité, mais la grande région aura-t-elle 600 établissements scolaires à gérer ? », a-t-il demandé avant d’ajouter : « Il faut laisser les régions, aussi grandes seront-elles demain, être maîtresses de leur destin ». Enjoignant à réformer l’impôt et les modes de redistribution ainsi que les compétences des collectivités territoriales de demain pour mieux « redonner sur sens au suffrage universel », il a conclu en optimiste que l’enjeu de demain pour les Lorrains était de faire de cette grande région à quatre frontières le creuset d’un véritable développement économique tourné vers l’Europe. 


À ÉPINAL LE 30 MARS 2015

pascal-kneuss (© DR)Pascal Kneuss sera l’invité d’honneur du Club du Lundi le 30 mars prochain à Épinal, au restaurant Best Western Lafayette, Parc Économique Le Saut Le Cerf. Président de la Chambre régionale des Métiers et d’Artisanat de Lorraine depuis 1992, ce Vosgien issu de la corporation des bouchers-charcutiers œuvre à fédérer les chambres de métiers des quatre départements autour de projets forts. Cet organe régional qu’il dirige a pour mission principale de représenter les entreprises artisanales de façon à faire reconnaître le rôle économique et social de l’artisanat lorrain, à valoriser les réseaux et les actions des chambres locales des métiers et de l’artisanat, mais aussi à construire des partenariats régionaux susceptibles de faire émerger de nouvelles perspectives dans ces précieux métiers. Des tâches auxquelles ce président, entrepreneur et artisan s’attelle avec d’autant plus d’ardeur que la régionalisation récente de la Chambre a réformé son exécutif, conférant à sa tête de nouvelles prérogatives en terme de stratégies, politique budgétaire et orientations économiques.


VIE DU CLUB

Le Club du lundi, qui a débuté à l’hôtel club de St-Max voilà plus de sept ans, réunit tous les premiers lundis du mois quelque 350 chefs d’entreprise, présidents d’association autour de personnalités publiques. Si l’association est essentiellement composée de Meurthe-et-Mosellans et trouve son épicentre dans le bassin nancéien, elle délocalise régulièrement ses rendez-vous informels dans d’autres chefs-lieux régionaux tels Épinal et Metz pour mieux accueillir d’éminentes personnalités de Lorraine. Ainsi, si les déjeuners-débats mensuels organisés par le club ont régulièrement lieu à la Ferme Sainte-Geneviève de Dommartemont, il n’est pas rare qu’ils se tiennent dans d’autres villes de la région. Pour rejoindre le club, une cotisation annuelle est demandée. À cela s’ajoutent les additions pour les déjeuners, qui sont à régler à chacun des rendez-vous du lundi auprès du restaurant choisi par l’association. En marge des débats du lundi, des soirées dansantes et autres rendez-vous informels sont régulièrement organisés.

Plus d’infos sur www.clubdulundi.fr