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La production de miel est en chute libre en Europe. En Wallonie, en revanche, les apiculteurs ont le sourire.

2019 est une année noire pour de nombreux apiculteurs européens, notamment les Français et les Italiens, qui évoquent la pire récolte de leur histoire, à cause des aléas climatiques. L’AFP rapporte qu’en Italie, le principal syndicat agricole, la Coldiretti, fait état d’une « année noire », avec « une récole quasiment divisée par deux » par rapport aux 23.300 tonnes collectées en 2018. En ce qui concerne la France, la récolte « devrait être la plus mauvaise des annales », estime également l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) : « moins de 9000 tonnes », soit quasiment quatre fois moins que dans les années 1990. Alors que leur production chute, les apiculteurs français et espagnols tirent également la sonnette d’alarme vis-à-vis des importations massives de miel chinois – coupé avec du sirop, notamment -, aucune législation européenne n’obligeant les producteurs à préciser la provenance du miel. Mais si l’ambiance est morose, ce n’est le cas en Wallonie. « La récolte a été très bonne en Belgique, en particulier dans les Ardennes, où la canicule est tombée au meilleur moment de la floraison. Cette année est moins bonne que la précédente, certes, mais reste nettement au-dessus de la moyenne », indique Henry Nolf, le président de Promiel, une association qui regroupe une vingtaine d’apiculteurs amateurs en Wallonie, interviewé par la RTBF, sur son site internet. Le spécialiste indique qu’en Belgique, la production est, en moyenne, de 10 à 15 kg de miel par ruche. L’année passée, c’était 40 kg et cette année, 25/30 kg. Cela dit, en Wallonie comme ailleurs, la prudence est de mise quant à l’avenir car les évolutions climatiques auront des conséquences sur les abeilles et les ruches. La multiplication du frelon asiatique et les « épidémies » de l’acarien parasite varroa, sont citées comme de grands dangers à venir. La Wallonie ne compte qu’une poignée d’apiculteurs professionnels mais plusieurs milliers le nombre d’amateurs.