SORTIE LE 21 OCTOBRE

Les films sur Michel-Ange au cinéma sont peu nombreux, alors autant ne pas faire la fine bouche. Le dernier en date est l’œuvre d’un cinéaste russe à la carrière fructueuse, jalonnée entre autres de deux Lions d’argent à Venise pour Les nuits blanches du facteur (2014) et Paradis (2016). Avec ce biopic rugueux, Andreï Konchalovsky s’attarde sur une période difficile de cet artiste torturé et génial, incarné à l’écran par Alberto Testone, qui compte parmi ses œuvres les plus illustres le David, La Pietà et le plafond étourdissant de la chapelle Sixtine à Rome. Michelangelo Buonarroti est en effet partagé entre deux familles puissantes qui sont devenues ses mécènes, en l’occurrence celles des Della Rovere et des Médicis. Centrée sur la création artistique et ses entraves, cette production italo-russe est aussi une œuvre politique, en même temps qu’un portrait saisissant de la Renaissance, loin des clichés habituellement véhiculés sur cette époque.