SORTIE LE 2 DÉCEMBRE 2015

Il n’a peut-être pas raflé une deuxième Palme d’Or, après La Chambre du fils en 2001, mais Nanni Moretti a sans doute signé un de ses plus beaux films avec Mia Madre. Comme dans son œuvre primée sur la Croisette, le deuil est présent dans cette histoire à certains égards autobiographique. Difficile de ne pas comprendre que le cinéaste évoque la mort de sa mère en 2010, durant le tournage d’Habemus Papam, en plus d’évoquer son rapport au cinéma. Sauf que cette fois, il ne le fait pas directement (il tient tout de même un des rôles), mais par le biais de la comédienne Margherita Buy, formidable, qui campe une réalisatrice en pleine tourmente, incapable de voir l’essentiel. Une belle leçon de vie que cette œuvre gracieuse aux sentiments contrastés, entre tragique et comique, tristesse et amour, dans laquelle on retrouve aussi l’acteur américain John Turturro, décidément très présent sur les écrans ces derniers temps, dans la peau d’une star américaine à l’égo surréaliste.