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Fusionner Metz-Métropole avec Rives de Moselle (Maizières-lès-Metz, Hagondange) et la communauté de communes du Pays Orne-Moselle (Rombas, Amnéville). Dominique Gros, le maire de Metz, le souhaite vivement. 

Le maire de Metz, Dominique Gros, ne manque pas une occasion de souligner tous les bienfaits que la création d’une grande métropole autour de Metz (en direction du nord) est susceptible de générer. En « fédérant 330 000 habitants », cette métropole bénéficierait d’une taille critique suffisante pour peser au sein du nouvel espace territorial de la nouvelle grande région. Une prise de « volume » qui s’avère d’autant plus nécessaire que du côté de Strasbourg, Mulhouse, Reims ou Nancy, les élus sont également engagés dans un tel rapprochement. En fusionnant, la nouvelle collectivité disposerait également de moyens plus conséquents pour investir et porter des projets d’envergure tout en réalisant des économies de fonctionnement (transports, déchets…), en imaginant des synergies. Enfin, pour Dominique Gros, ce nouvel espace affiche une « cohérence » presque naturelle, compose un territoire homogène compte tenu de la façon dont les habitants vivent et s’y déplacent. L’argumentaire est étayé sans oublier, bien entendu, qu’une métropole forte est, aussi, un interlocuteur incontournable de la Région. Mais pour l’heure, le maire de Metz n’a pas séduit l’ensemble des acteurs concernés. Bon nombre d’élus ont même déjà fait savoir qu’ils ne voulaient pas en entendre parler. Pour autant, début mars, le maire de Metz compte déposer un amendement en faveur de la fusion lors de la prochaine réunion de la CDCI (Commission départementale de la coopération intercommunale) composée de maires, des présidents de communautés de communes et de communautés d’agglomération, de syndicats de communes, du Département et de la Région. La CDCI a notamment pour mission de donner son avis sur tout projet visant à renforcer la coopération intercommunale et de participer à l’élaboration du Schéma départemental de la coopération intercommunale (SDCI). Dominique Gros, et ses « supporters » car il en a également, vont devoir convaincre deux tiers des membres de la CDCI pour faire passer son projet de fusion en sachant que pour l’heure, c’est le maintien des trois communautés d’agglomération qui figure dans le schéma.