Le lancement de la future agence Moselle Attractivité est annoncé pour début 2017. À l’initiative de cette agence, Patrick Weiten, président du Conseil Départemental de la Moselle peut compter sur l’adhésion de nombreuses intercommunalités. Mais la plus importante manque encore à l’appel : Metz Métropole.

En avril dernier, Patrick Weiten, député et président du Conseil Départemental de la Moselle annonçait la création de Moselle Attractivité, devant plusieurs centaines d’élus, de responsables associatifs et de chefs d’entreprises, lors d’une grande soirée, à l’Arsenal.

Pour rappel, l’ambition consiste à opérer la fusion des agences Moselle Tourisme et de Moselle Développement pour créer une « super » agence (Moselle Attractivité) ayant pour vocation « de doter la Moselle de nouveaux moyens au service d’une visibilité accrue et d’une capacité renforcée à créer de la valeur ajoutée » pour reprendre les termes de Patrick Weiten. Cela passe, notamment, par le développement de « marque Moselle » et d’une stratégie de promotion et de communication ambitieuse. Certes, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) donne aux régions le rôle de chef de file de l’économie. Mais pour le patron de la Moselle, le Département conserve un rôle clé car il reste le trait d’union de la proximité et de la solidarité entre les territoires et bénéficie d’une expertise en matière d’économie dont il serait préjudiciable de se passer.

Voilà pour l’ambition. Moselle Attractivité devrait voir le jour au premier janvier prochain. Sur le plan des ressources humaines, l’agence comptera 23 salariés. Son budget sera de 2,3 millions d’euros, soit l’addition de ceux des deux précédentes structures. S’y ajouteront les sommes versées par les intercommunalités adhérentes, à raison de 1,5 euro par habitant. En admettant que toutes les intercommunalités rejoignent le dispositif, le budget annuel de l’agence gonflera de 1,5 million d’euros.

Reste à faire le plein d’adhésions. Certaines ont d’ores et déjà donné leur accord, à l’image de l’agglomération Portes de France-Thionville, tout en précisant bien qu’il était hors de question d’aller au-delà de 1,5 euro par habitant. Ce sera 120 000 euros et pas un de plus a indiqué son président, Pierre Cuny, également maire de Thionville. Mais d’autres collectivités sont moins convaincues, à commencer par Metz Métropole et la Ville de Metz. L’important effort financier demandé (cela représenterait 400 000 euros pour Metz Métropole) est notamment évoqué par Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole, pour justifier son manque d’enthousiasme. Mais le hic c’est que Metz et les communes de l’agglo n’ont pas attendu le Département pour développer leur stratégie sur le plan économique et se doter d’un outil : Metz Métropole Développement. À la mi-octobre, il est d’ailleurs notamment prévu que l’agglo dévoile sa propre… marque.

Fort du soutien affiché des chefs d’entreprise à l’initiative départementale, mû par la nécessité de se montrer solidaire avec les petits territoires afin de jouer collectif, au renfort d’une force de frappe significative en matière de communication, Patrick Weiten, n’a cessé de souligner combien « l’union sacrée » est indispensable sur ce dossier. Il entend bien mettre à profit les semaines à venir, pour asséner ses arguments et, qui sait, convaincre les quelques réticents…