Mélody (© DR)Pour son 2ème long-métrage, le Belge Bernard Bellefroid se penche sur un thème complexe et très peu exploité par le cinéma : les mères porteuses. Après La Régate en 2010, où il suivait les pas d’un ado qui se réfugie dans la pratique de l’aviron pour oublier les coups de son père, le cinéaste fait encore dans la gravité avec Melody, qui lui a notamment valu le Prix du public au festival international du film de Namur. Cette histoire que n’auraient pas reniée les frères Dardenne, qu’il admire, nous fait découvrir Melody (Lucie Debay), qui décide de prêter son corps afin d’obtenir l’argent nécessaire pour réaliser son rêve : ouvrir un salon de coiffure. Pour ce faire, elle accepte de porter l’enfant d’Emily (Rachel Blake), une riche Anglaise stérile. Afin que tout se passe au mieux et d’avoir un œil sur son enfant à venir, cette dernière décide d’héberger Melody et de l’accompagner tout au long de sa grossesse. Les deux femmes, que tout sépare, vont finir par se rapprocher. Melody trouvera en Emily la mère qu’elle n’a jamais eue, elle qui est née sous X.