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Journaliste et commentateur hippique, créateur de « La minute hippique », émission culte de vulgarisation du cheval, Jean-François Pré se consacre aujourd’hui à l’écriture de romans noirs et de thrillers.

Vous venez de publier Vingt Briques pour un pantin, une nouvelle histoire du commissaire Langsamer. Le roman noir et le thriller ont toujours fait partie de votre univers ?

J’ai toujours beaucoup lu avec une préférence pour les romans, notamment les romans noirs. Mon père était également amateur de ce genre littéraire et je l’accompagnais volontiers chez les bouquinistes sur les quais de la Seine. J’ai écrit mon premier thriller au début des années 70. J’ai demandé à une copine ce qu’elle en pensait. « C’est nul », m’a-t-elle dit. Alors je l’ai rangé dans un tiroir. Bien plus tard, il y a une vingtaine d’années, quand mes activités professionnelles à la télévision m’en ont laissé le temps, je l’ai ressorti de son tiroir. Je l’ai retravaillé et je l’ai envoyé à un éditeur. Il l’a accepté et depuis j’écris des livres.

Vous êtes le parrain de la prochaine édition du Salon Boulay Bouq’in. Comment voyez-vous votre rôle ?

L’an dernier, j’ai passé un excellent moment durant ce salon. Les organisateurs sont accueillants, très bien organisés et chaleureux. J’ai donc accepté cette mission de parrain avec beaucoup de plaisir. Mon ambition est de soutenir et de promouvoir le salon, notamment en mettant ma petite notoriété à sa disposition. On peut donc compter sur moi pour des interventions, des interviews, remettre des prix… Je suis au service des organisateurs. En plus de ce rôle de mascotte que j’assumerai avec un sourire aux lèvres car c’est plus agréable pour tout le monde, je suis également heureux de pouvoir agir pour donner l’envie de lire et, bien entendu, de participer à créer des passerelles entre la littérature et le sport, deux univers qui me tiennent à cœur.

Où en est votre histoire d’amour avec le cheval ?

Les amours sont toujours au beau fixe. Je fréquente encore régulièrement les hippodromes. Aux côtés de Léon Zitrone ou d’André Théron, j’ai connu l’âge d’or en matière de courses hippiques. Cela me désole donc un peu de voir que l’ambiance n’est plus du tout la même. Mais personnellement, le simple fait de voir des chevaux suffit à mon plaisir. En revanche je ne monte plus. J’ai eu le grand bonheur de monter des pur-sang, des chevaux d’une puissance folle et d’une rapidité incroyable. À 67 ans, je ne suis plus à la hauteur pour bien maîtriser l’animal. Mais après avoir piloté des Ferrari, je n’ai pas, non plus, envie de conduire des 2 CV, alors je me contente de les regarder, de les observer. Je suis toujours en admiration devant les chevaux.