C’est le premier film documentaire d’Aïssa Maïga. À cette occasion, elle a posé sa caméra dans le nord du Niger et a filmé le village de Tatiste. Elle en raconte l’histoire sur quatre saisons. Pour Tatiste, il y a urgence : le réchauffement climatique a considérablement impacté l’accès à l’eau de ses habitants. Pour la jeune Houlaye, dont le témoignage est central au documentaire, la quête de cette ressource est une question de survie. C’est aussi celle de l’accès à l’éducation et du rapport à la communauté : beaucoup d’adultes se voient dans l’obligation de partir dans des contrées lointaines afin de trouver les ressources qui font défaut, laissant derrière eux leur famille. Mais pour l’adolescente, la solution existe : il faut forer. Car dans le sous-sol de la région se cache un immense lac aquifère. Avec l’aide de l’ONG Amman Imman, les habitants de Tatiste vont tout faire pour convaincre les autorités, rappelant que le combat contre l’urgence climatique n’est pas perdu d’avance.

Retrouvez Marcher sur l’eau au cinéma le 10 novembre