« Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie ». Celle d’André Malraux s’envisage assurément au pluriel tant elle fut riche, tortueuse et mouvementée. C’est l’objet de ce livre que de les raconter, que de le raconter. Le Malraux d’avant Malraux, la découverte de l’Orient, la gloire littéraire, la guerre d’Espagne, le combat, sa relation avec de Gaulle, son rapport à la culture…

Tout est dit au travers de chapitres brefs et extrêmement bien documentés servis par une écriture qui se veut limpide et plaisante. Se plonger dans cet ouvrage est d’autant plus agréable que les mots s’accompagnent de dizaines de beaux dessins qui « respirent » en occupant parfois la page entière. Il est vrai que le peintre et illustrateur Philippe Lorin s’est fait une spécialité de faire revivre, sous sa « plume », les grandes figures tels que George Sand, Jacques Brel ou Marcel Pagnol pour ne citer quelques-uns des ouvrages auxquels il a collaboré, toujours en duo avec un écrivain.

Pour Malraux en son temps, il a travaillé avec Alain Malraux, un homme qui connait particulièrement bien André Malraux auprès de qui il a grandi (il devient son père adoptif en 1961). Producteur pour la télévision, attaché culturel à l’ambassade de France de Rio et passionné de théâtre, Alain Malraux est également auteur de deux livres : Marronniers de Boulogne (Plon, 1978) et d’un portrait de Malraux, L’Homme des ruptures (Ecriture, 2016).