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Si elle ne flirte pas avec la mer comme sa grande rivale barcelonaise, la capitale espagnole se révèle toute aussi envoûtante. Autant les amateurs d’art que de fiesta ou de plaisirs gourmets trouveront leur compte dans cette ville caliente reconnue pour son ouverture et son sens de l’hospitalité. On ne s’ennuie pas à Madrid, on vit !

La richesse de sa culture, la chaleur de son accueil, la fièvre de ses nuits… Madrid ne laisse pas indifférent. Perchée à 667 mètres d’altitude, ce qui en fait la capitale la plus haute d’Europe, la grande rivale de Barcelone – et pas seulement sur le terrain du sport – a plus d’un trésor dans son sac pour vous faire tourner la cabeza. Difficile de tous les nommer. Allons-y par exemple avec la Plaza Mayor, une des plus anciennes places d’Espagne, un rectangle de 129 m de long (pour 94 de large) entouré d’arcades. Ou encore le Palais Royal, un des plus grands d’Europe (plus de 3 000 pièces, dont une cinquantaine ouvertes au public), avec son architecture inspirée de celle du Louvre, qui scintille dans sa robe d’une blancheur éclatante. On peut y visiter un musée dédié à l’histoire du pays qui a vu naître l’actrice Penélope Cruz et mourir l’écrivain Cervantès. Puisque l’on parle de musée, le Paseo del Arte comblera l’appétit des amateurs. Cet itinéraire très populaire concentre sur à peine 1 kilomètre trois institutions remarquables : le Prado (véritable temple de la peinture ibérique), le Reina-Sofia (dernière demeure du grand Guernica de Picasso) et le Thyssen-Bornemisza (qui couvre la peinture européenne du Moyen Age à la fin du XXe siècle). Le Monasterio de las Descalzas Reales doit aussi être mentionné. Une halte obligatoire ! Les décors, renversants, jurent avec la façade austère du monument. Sans aucun doute un des joyaux cachés de Madrid, dans lequel l’art religieux s’exprime avec faste.

Pour prendre le pouls de cette cité envoûtante, festive et gourmande, ce ne sont pas les quartiers qui manquent. Tous ont leur caractère. Parmi eux, celui de Lavapiés mérite un détour. Pour son atmosphère villageoise et son caractère cosmopolite. On peut d’ailleurs faire le tour du monde à travers ses restaurants. C’est également dans ce secteur qui se tient, chaque dimanche, le plus grand et le plus ancien marché aux puces de Madrid : El Rastro. Pour une vie nocturne endiablée, le quartier branché de Chueca fera l’affaire. Ce fief de la communauté gay gorgé de bars et de boîtes de nuit est devenu le symbole de la liberté et de la tolérance de la société madrilène. Pour une petite pause gourmande, on pourra aller tremper ses lèvres – et des churros – dans un épais chocolat à la célèbre chocolaterie San Ginès, à deux pas de la Puerta del Sol, haut lieu de rassemblement des Madrilènes. Cerise sur le gâteau : ce vénérable commerce datant de 1894 est ouvert 24h/24. En revanche, c’est souvent bondé !

Bien entendu, on ne peut pas parler de Madrid sans évoquer le flamenco, qui fait battre le cœur de la métropole. On ne compte plus les lieux, dans des théâtres ou des salles plus modestes, où l’on peut assister à ces spectacles caliente. À commencer par la Villa Rosa, un des plus anciens tablaos de la planète (1911), où Pedro Almodovar, amoureux notoire de cette ville devenue capitale en 1561, a tourné la première scène de son film Talons aiguilles. Un lieu emblématique (et irrésistible) réputé aussi pour son impressionnante façade recouverte d’azulejos. Un savoureux cocktail d’art et de danse en somme. Comme une allégorie de Madrid.


Bernabeu : cathédrale du foot

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C’est un temple, une cathédrale. Un emblème. Celui du Real Madrid, club emblématique de la ville à l’appétit d’ogre, comme en témoigne sa razzia en Ligue des champions, avec 4 trophées glanés sur les 5 dernières années. Pour les amateurs de sport, et de football en particulier, la visite de Santiago Bernabeu est souvent un passage obligé. Elle comprend notamment la vue panoramique de ce stade de 81 000 places, les vestiaires, la loge présidentielle ou encore le tunnel qui mène au terrain… L’antre mythique des Merengue abrite aussi un musée qui compte parmi les plus visités de la capitale espagnole, où sont exposés les 13 trophées de la Ligue des champions remportés par le club de Florentino Pérez. Un record. Cette Mecque du ballon rond a attiré près d’un million de visiteurs en 2014, année faste pour le Real Madrid, qui avait fait un festin de titres : championnat, Ligue des champions, Coupe du Roi et Coupe du monde des clubs.

Soumis à plusieurs cures de jouvence depuis son inauguration en 1947 – notamment pour la Coupe du monde 1982, où il avait été presque entièrement refait – Bernabeu va connaître une nouvelle phase de travaux dès 2019. Le chantier, prévu pour durer trois ans, se traduira entre autres par l’installation d’un toit rétractable, de sièges plus confortables, mais aussi d’un écran à 360 degrés qui promet d’être spectaculaire. Et même des écrans intégrés aux urinoirs pour permettre aux supporters de ne rien rater du match. Gare aux effusions de joie en cas de but !