SORTIE LE 12 SEPTEMBRE

Ce film en costumes, tourné en partie dans le château de Sourches, à Saint-Symphorien près du Man, s’appuie sur un schéma narratif cher à Emmanuel Mouret : le triangle amoureux. Déjà utilisé dans ses deux précédents longs-métrages, Une autre vie (2014) et Caprice (2015), ce Mademoiselle de Joncquières très raffiné s’inscrit dans la tradition du marivaudage cher à ce cinéaste qui s’intéresse depuis longtemps à la complexité des rapports sentimentaux. Il s’agit d’une libre adaptation d’un passage de Jacques le fataliste et son maître, écrit par Diderot au 18e siècle. Pour rappel, l’histoire est celle de Madame de Pommeraye et du marquis des Arcis, qui sont incarnés à l’écran par Cécile de France et Édouard Baer. Constatant que ce dernier n’a plus de sentiment pour elle, elle décidera de se venger en lui présentant une courtisane interprétée par Alice Isaaz (Espèces menacées), dans l’espoir qu’il en tombe amoureux et se fasse prendre au piège.