de Christian Laborde, éd. Robert Laffont.

Madame-Richardson (© DR)Christian Laborde est un auteur pour le moins prolifique. Après le délicieux Diane et autres stories en short, il démontre une nouvelle fois sa totale maîtrise de l’art de la nouvelle érotique. Et encore une fois, au cœur de ces courtes histoires, la femme. Dans le sillage de ses protagonistes de charmes, une odeur reste suspendue en l’air. Et à chaque fois, une musique différente. Madame Richardson, allongée à côté de son amant fredonne New York d’Alicia Keys, rêve d’un autre futur. A Télissac, la femme du garde-barrière prend des bains de soleil en écoutant sur son radiocassette Laisse-moi t’aimer de Mike Brant, affolant les sens d’un adolescent en pleine puberté. Sarah, qui a quelque chose de Muriel Moreno, la chanteuse du groupe Niagara, part à la recherche d’escarpins, mais pas que de ça… Il y a aussi Maria que Tony embarque dans sa caisse et qui rêve d’aller danser « La Bamba » à la barbe des flics sur « les quais bleutés du port de Veracruz ». Les femmes d’aujourd’hui et celles d’hier se succèdent. Le hasard, les rencontres, le désir et la passion règnent en maître. À l’apparition de chacune de ses femmes, l’univers qui les entoure et l’ordre établi en sont tout chamboulés.