Giuseppe Conte©DR

Avec plus de 22.000 morts, l’Italie est le deuxième pays le plus endeuillé au monde, derrière les USA. Les conséquences sur l’économie sont d’ores et déjà dramatiques.

Avec plus de 22.000 morts, l’Italie (60 millions d’habitants) était le pays le plus endeuillé du monde mi-avril, avec les Etats-Unis qui, depuis, a pris la tête du sombre décompte. La Péninsule enregistrait également près de 170.0000 cas (17 avril). Petites lueurs : autour du 10 avril, le nombre de malades en soins intensifs a entamé une légère baisse et le nombre de personnes guéries progresse. Mais pas question de relâcher les efforts car la situation reste toujours très préoccupante. Le 10 avril, le Premier ministre italien Giuseppe Conte, a annoncé le prolongement du confinement du pays (instauré le 10 mars) jusqu’au 3 mai au moins. « Nous espérons qu’après le 3 mai, nous pourrons reprendre progressivement, avec prudence, progressivement. Mais cela dépendra des efforts que nous ferons d’ici là », a souligné Conte. Sur le plan économique, l’Italie est pratiquement à l’arrêt. Une situation qui inquiète les patrons italiens qui pointent le risque d’un arrêt total. Il faudra alors patienter des mois encore avant que la « machine économique » ne se remette en route. Selon le FMI (Fonds Monétaire International), une baisse du PIB de 7 % en 2020 est annoncée. Et cela s’accompagnera, bien entendu, par une forte progression du chômage, l’Italie possédant d’importantes industries. Courant mars, l’Italie a débloqué Rome une enveloppe de 25 milliards d’euros pour aider les Italiens à pallier leurs pertes de revenus et 750 milliards d’euros de liquidités pour les entreprises. D’après la presse italienne, les plus pauvres des Italiens peuvent aussi compter sur le soutien de la mafia qui distribue de la nourriture, notamment. Démarche louable si ce n’est que se faisant, elle s’attache les services de ces familles qu’elle sollicitera lorsqu’elle en aura besoin. Le soutien s’adresse aussi à des petits patrons dont les entreprises (soutenues ou rachetées) pourraient servir à faciliter le blanchiment d’argent ou à siphonner les aides européennes. Les relations avec l’UE ne sont d’ailleurs pas au beau fixe, les Italiens pointant volontiers son absence de soutien.