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L’ancienne capitale des Gaules invite à un véritable voyage dans le temps. Et quel voyage ! Plus de 2 000 ans d’histoire attendent le visiteur dans les quatre quartiers emblématiques que sont Fourvière, la Croix-Rousse, le Vieux-Lyon et la Presqu’île. Un menu 4 étoiles pour découvrir, humer et aimer cette ville située au confluent du Rhône et de la Saône.

Quand la 3e ville de France offre sa tournée, il ne faut pas refuser. Elle s’avère copieuse, pleine de trésors et de charme. Découvrir l’ancienne capitale des Gaules, c’est forcément effectuer un voyage dans le temps, qui débute à l’époque romaine, en -43 avant Jésus-Christ plus précisément. Depuis ces temps immémoriaux, la cité emblématique de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’est forgée un destin et une identité. Visiter Lyon la première fois, c’est faire honneur à ses 4 quartiers historiques : les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse, le Vieux-Lyon et la Presqu’île. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, ces sites recouvrant 500 hectares sont un peu – si l’on devait user d’une métaphore sportive – le carré magique de la patrie de Guignol.

Pour débuter l’immersion, il faut prendre de la hauteur, rejoindre cette Vierge dorée qui veille sur Lyon depuis 1872. Elle domine une majestueuse basilique dont la sobriété extérieure jure avec la richesse intérieure. Nous sommes à Fourvière, la plus ancienne des deux collines. Un véritable balcon sur la cité. La vue y est imprenable et l’histoire au rendez-vous. Vous la mangerez par les racines dans ce quartier qui abrite deux théâtres antiques, dont le plus grand (1er siècle avant J.-C.) pouvait accueillir jusqu’à 10 000 personnes. L’ancienne Lugdunum exhibe d’ailleurs ses vestiges archéologiques dans un musée situé non loin de là.

Ensuite, direction le Vieux-Lyon, en empruntant le jardin du Rosaire, savoureux oasis de verdure mêlant terrasses, esplanades et belvédères. On pénètre dans le Lyon de la Renaissance, quand les marchands de l’Europe entière venaient y faire des affaires. Avec ses ruelles, ses façades colorées et ses alléchants bouchons, garants de la tradition gastronomique locale, l’endroit enchante. C’est aussi le territoire des traboules, ces passages intérieurs permettant de communiquer d’une rue à l’autre. Ces raccourcis parsemés de cours intérieures révèlent de nombreux trésors architecturaux. Les musées d’histoire de Lyon, des arts de la marionnette, ou bien encore du cinéma et de la miniature figurent au chapitre des visites à planifier sur place. Sans oublier la cathédrale Saint-Jean, dont l’horloge astronomique (une des plus grandes d’Europe) vaut assurément le détour.

On fait chauffer ses mollets en montant vers la Croix-Rousse, surnommée « la colline qui travaille » [par opposition à Fourvière, « la colline qui prie »] depuis le 19e siècle. Passé et présent s’entrecroisent dans ce quartier à l’esprit villageois, marqué au fer rouge par l’industrie du textile et de la soie en particulier. La Maison des canuts (nom donné aux ouvriers rattachés à sa production) est un passage obligé pour revivre l’âge d’or de ce patrimoine indissociable de la ville des lumières.

On n’oublie pas la Presqu’île pour terminer ce périple, où bat le cœur de Lyon, avec ses théâtres, ses boutiques, ses lieux culturels et ses restaurants. Un quartier opulent qui abrite entre autres l’opéra, le musée des Beaux-Arts, l’hôtel de ville et le Grand Hôtel-Dieu, un ancien hôpital classé monument historique qui a subi une impressionnante métamorphose. Mais aussi Bellecour, la plus grande place piétonne d’Europe, et la fresque (monumentale) des Lyonnais célèbres, où apparaissent notamment Paul Bocuse, l’abbé Pierre, Antoine de Saint-Exupéry et Bernard Pivot.


Les coups de cœur d’une ancienne Lyonnaise

Lucie Joseph, qui y a vécu 13 ans durant ses études de médecine, connaît Lyon comme sa poche. Désormais établie à Vienne, elle revient toujours avec plaisir dans l’ancienne capitale des Gaules. Elle nous partage ses coups de cœur :

« En soirée, j’aime flâner sur les pentes de la Croix-Rousse : écouter du jazz au Hot Club, enchaîner des tandas à Tango de Soie, ou danser le lindy hop à la Clef de Voûte. Sans oublier l’Atmo, qui propose tous les soirs une scène variée, et accueille la plus chouette jam blues de la région les premiers jeudis du mois. Le matin, je conseille d’aller à la Boîte à Café (leur cheesecake est à tomber), ou de se lover dans un canapé du salon de thé À Chacun sa tasse, avec là aussi de délicieuses pâtisseries !

On peut aussi chiner quelques objets à l’Effet canopée, et, pourquoi pas, s’offrir un massage Au bout du monde sur les quais de la Pêcherie. Après le voyage des sens et la détente de l’esprit, direction le quartier du 7e. On prend le temps de respirer la bonne odeur des livres choisis et recommandés avec goût par Noémie et Gwen, à la libraire Rive Gauche.

Le quartier Monplaisir, connu pour son musée et cinéma des frères Lumière, a aussi mes faveurs. Surtout la Cave Gilles Granger, où Raphaël, un passionné de nectars en tout genre, est toujours de bon conseil. Et puis il y a Lello, mon resto italien préféré, qui sert les meilleures pâtes fraîches roulées dans une meule de parmesan et arrosées d’huile de truffe. La générosité du chef et la bonne humeur de l’équipe en prime. Une adresse reconnue à ne pas manquer ! »