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Dans le cadre des « primaires de la droite et du centre », François Fillon était à Colmar, le 16 mars dernier, accueilli par Gilbert Meyer, maire et président de l’agglomération de Colmar. Les relations de l’ancien Premier ministre avec la ville-préfecture haut-rhinoise semblent réglées comme du papier à musique. Il était déjà dans la capitale des vins d’Alsace il y a tout juste quatre ans, en mars 2012, puis en mars 2014. Il venait alors soutenir son ami Gilbert Meyer aux municipales et avait dû faire face à l’histoire – presque drôle – de la photo volée. Un candidat dissident s’était fait photographier à ses côtés, n’oubliant pas de diffuser le cliché sur les réseaux sociaux… et de mettre en pétard le coureur officiel du parti. Fillon avait réglé le problème par un courrier quasi comminatoire à l’impétrant. Tout ça est oublié, la venue en terre alsacienne de Fillon le mois dernier a buzzé sur d’autres faits. Beaucoup d’acteurs et observateurs politiques ont saisi cette occasion pour faire le point sur les réseaux et la popularité des uns et des autres, notamment de Nicolas Sarkozy auprès des parlementaires LR d’Alsace. Le moins qu’on puisse dire est que le flop approche. Officiellement, un seul parlementaire apporte de l’eau au moulin de l’ancien président de la République : Laurent Furst. Et encore ! Le député-maire de Molsheim hésite, entre Nicolas Sarkozy, dont il « apprécie l’énergie », et Jean-François Copé, « différent de l’homme que les médias haïssent ». Ailleurs, ça dézingue. L’un des plus véhéments est le député de Ribeauvillé. Pas d’accord avec « le retour de l’agité », Jean-Louis Christ est également indécis, mais ce sera Fillon ou Juppé. La députée de Mulhouse, Arlette Grosskost prend des gants mais n’en pense pas moins : « On ne peut pas être et avoir été. Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme qui convient pour redresser la France ». Le député-maire de Cernay, lui, l’invite tout bonnement « à renoncer », Michel Sordi glissant au passage une question en forme de casse-tête : « la vraie question est de savoir qui va rassembler ».