LORnTECH Accélérateur

LORnTECH Stimulateur a pour objectif de libérer les « énergies créatives » afin de favoriser l’émergence d’idées et de concepts, portés par des talents et des créatifs en vue de les transformer en projets pertinents. Une démarche qui implique une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin d’accompagner les porteurs d’idées tout au long du processus « créatif ». Les partenaires du monde de l’enseignement et de la recherche mettent à disposition leurs espaces de recherche et d’expérimentation et apportent les savoir-faire permettant de tester des idées ou de développer des produits expérimentaux. Les partenaires financiers permettent, dès l’émergence de l’idée, de valider sa viabilité financière. Le fait d’être présents à l’origine du concept permet également à ces partenaires de mieux connaître tant le projet que le créateur, et facilitera son accompagnement ultérieur. Enfin, et c’est l’aspect fondamental de la dynamique, les porteurs d’idées sont en relation permanente avec le marché, c’est-à-dire avec des entreprises qui connaissent les domaines d’application ou qui sont susceptibles de devenir à terme des clients. Pour résumer, il s’agit d’assurer un bouillonnement permanents d’idées, de très rapidement sélectionner celles qui ont effectivement du potentiel pour se transformer en « projet pertinent » enfin, donner ensuite au porteur du projet les moyens de le développer via LORnTECH Accélérateur (voir article LORnTECH Accélérateur).


MICHEL HEINRICH président du Sillon Lorrain / député-maire d’Épinal

« Un nouvel espace de création de richesses en Lorraine »

 

En quoi le projet du Sillon lorrain et sa demande de label sont-ils légitimes ? Michel Heinrich (© DR)

Le pole métropolitain du sillon lorrain, est une métropole de projets dont la légitimité se trouve justement dans sa capacité à se mobiliser pour fédérer des initiatives bénéfiques pour l’ensemble de nos territoires et pour les territoires associés. Il en est ainsi pour LORnTECH qui repose sur plus d’un an de travail, pour le compte et avec les entreprises du numérique Lorraines, luxembourgeoises et sarroises. Le sillon Lorrain a en cela un rôle d’impulseur. Il s’est appuyé sur une collaboration efficace avec la région Lorraine, les associations d’entreprises du numérique, l’université de lorraine, les grandes écoles, le réseau des chambres de commerces notamment, pour bâtir un projet cohérent qui donne toute sa légitimité à la candidature à labellisation French Tech du Sillon Lorrain.

Si le label n’est pas accordé, une dynamique est amorcée, donc il faut avancer ?

Nous espérons bien qu’il le sera ! Nous avons construit ce dossier sur l’idée qu’il y avait à travers l’appel à projet French Tech une ambition à partager : celle de faire du numérique un nouvel espace de création de richesses en Lorraine, en lien avec nos partenaires transfrontaliers. Et très concrètement, lors de la présentation du projet LORnTECH à Épinal, en présence du Président de la Région Lorraine, nous avons bien senti que les acteurs du numérique avaient envie de travailler ensemble. La dynamique est là désormais, et quoi qu’il arrive, il faut tout mettre en œuvre pour qu’elle ne s’essouffle pas, c’est pourquoi deux chargés de mission sont chargés d’animer ce réseau nouveau pour le compte du sillon lorrain.

JEAN-PIERRE MASSERET, président de la Région Lorraine

« Devenir l’un des territoires phares du numérique en France « 

 

jp-masseret (© DR)Avec le projet LORnTECH, peut-on désormais parler de filière numérique en Lorraine ?

Le périmètre du numérique est toujours difficile à définir, car il touche tous les domaines de l’économie que ce soit la santé, la culture, et tous les secteurs de l’industrie. Néanmoins, on estime que cette économie numérique représente plus de 10 000 emplois et plus de 2 000 entreprises sur les seuls territoires du Sillon Lorrain. La Lorraine, avec le projet LORnTECH, a donc toutes les cartes en main pour devenir l’un des territoires phares du numérique en France.

Quel rôle entend jouer le Conseil régional dans cette stratégie en faveur de l’innovation et du numérique ?

Le projet doit reposer sur l’écosystème entrepreneurial du territoire, sur sa taille et son dynamisme, qu’il s’agit d’amplifier. Par ailleurs, la variété de cet écosystème, sa densité et la fluidité de son fonctionnement sont des points clés. Aucune des agglomérations du Sillon Lorrain ne pouvait candidater seule, car French Tech favorise les écosystèmes justifiant d’une masse critique suffisante. La Région Lorraine joue donc un rôle d’ensemblier et doit accompagner la dynamique créée par les acteurs privés et académiques qui composent cet écosystème. Ainsi, le Conseil Régional se mobilise pour stimuler et accélérer le développement des entreprises du numérique, mais également favoriser l’entrepreneuriat et la création de nouvelles activités de croissance pour le territoire. C’est dans ce but que la Région a notamment voté la création d’un fonds numérique de 7 millions d’euros qui sera géré par l’ILP SADEPAR pour la capitalisation des entreprises à fort potentiel de croissance.


POINT DE VUE LAURENT HÉNART, maire de Nancy

Laurent Hénart (© DR)Nancy dispose de tous les atouts pour renforcer sa place de territoire numérique : une ville jeune, dotée d’une université et de laboratoires de recherche performants et reconnus, avec de nombreuses entreprises dans le secteur du numérique qui concernent 7 000 emplois dans le Grand Nancy. Car ce sont les entreprises qui créent de l’emploi et de l’activité économique : ce qu’attendent les Nancéiens de nous, c’est que nous aidions ces acteurs à se mettre en réseau, à se découvrir, à innover. Ils ont déjà commencé à se structurer par le biais de clusters comme Nancy Numérique. Nous avons donc décidé de leur mettre des locaux à disposition pour leur permettre d’accueillir et de susciter de nouveaux projets. Ces locaux viendront en complément de l’espace totem LORnTECH nancéien que nous appelons la «Source», ouvert sur le tout nouveau technopôle Renaissance depuis déjà un an. C’est dans cet esprit qu’avec nos partenaires de Metz, Épinal et Thionville, nous mettons toutes les chances de notre côté pour que notre projet soit retenu et nous permette de reconnaître à Nancy et au Sillon lorrain sa légitimité de territoire innovant et tourné vers l’avenir.

CO-WORKING ACCUEILLIR ET ANIMER

Bruno Martin

Bruno Martin (© DR)

« Pour générer des échanges et de l’émulation, nous organisons régulièrement des événements qui permettent à nos 60 membres de se retrouver. L’organisation d’événements est notre principal levier de développement » explique Bruno Martin, le co-fondateur de La Poudrière, un espace de coworking situé à Nancy. L’endroit ne manque pas de projets. L’ambition est de professionnaliser le lieu en accueillant un « concierge ». Il est également question de délaisser le statut associatif pour transformer La Poudrière en une coopérative. « L’ambition est de nous développer. Pour cela nous devons consolider nos finances en trouvant de nouveaux partenaires privés et publics mais également en commercialisant des services, notamment de la location de salles » précise Bruno Martin. En Moselle, l’espace Coworking Metz qui a ouvert ses portes en avril 2014, compte aujourd’hui 59 membres et une quarantaine de co-workers. Comme à Nancy, au-delà d’offrir différents services permettant de travailler (bureau, connexion internet, salles de réunion…), l’ambition est de se positionner comme un espace d’échanges, de partage et d’expérimentations. « Nous avons commencé à organiser des conférences et des ateliers. L’ambition est de parvenir à organiser des évènements, 1 jeudi sur 2 avec pour ambition de permettre à ceux qui le souhaitent de présenter leur projet ou de soumettre une idée » précise Stéphane Klein président de l’association Coworking Metz.