(© Aziz Mébarki)

Mathieu Klein est membre de la délégation des présidents de département chargée de négocier avec le Premier Ministre la reprise en charge du financement du RSA (Revenu de Solidarité Active) par l’État. Du rendez-vous du 21 juin, le président du CD-54 est sorti doublement déçu, jugeant d’abord incomplètes les réponses du Gouvernement aux problématiques du dispositif en vigueur. Mathieu Klein : « Le système actuel est injuste : les départements où la précarité est la plus forte sont mécaniquement ceux qui souffrent le plus de la charge du RSA. Ils n’ont pas les ressources nécessaires pour faire face. Il faut assurer au RSA, bouclier universel indispensable contre la pauvreté, toutes les garanties d’un financement national pérenne ». Déçu aussi de l’attitude de ses collègues de droite (majoritaires à l’Assemblée des Départements de France) qui, par leur vote de refus, ont fait capoter l’accord : « Même si des améliorations significatives étaient encore à apporter, je déplore vivement cette occasion manquée de réparer l’erreur des lois Raffarin de 2003 ». La veille, s’adressant à ses collègues du CD de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein semblait roder son propos de Matignon… tout en rendant hommage, avec quelques accents poétiques, à Stanislas, Jacques Parisot et Michel Dinet : « Partageons l’optimisme de Stanislas Leszczynski, 250 ans après sa disparition qui a marqué l’union du Duché de Lorraine et de Bar au Royaume de France. Le legs humaniste et éclairé d’un roi errant, un migrant qui s’est défini lui-même comme le philosophe bienfaisant, particulièrement pour les sujets de sa terre d’asile et d’accueil, doit plus que jamais nous inspirer dans l’Europe déchiquetée et tourmentée que nous connaissons aujourd’hui.(…) De longue date, la Meurthe-et-Moselle fait figure de terre d’innovation sociale, Stanislas, le Doyen Parisot et plus récemment Michel Dinet ayant chacun à leur manière renouvelé ce terreau fertile. (…) Les enjeux sont multiples et les obstacles sur le terrain nombreux. Il s’agit de garantir l’égalité d’accès de tous aux aides et prestations sociales. »