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Au terme d’un Sommet de quatre jours et autant de nuits, les dirigeants européens sont parvenus à s’entendre sur un plan de relance, le 21 juillet à l’aube.

C’était plutôt mal parti tant semblaient profonds les désaccords mais un compromis a été trouvé. Le plan de relance destiné à soutenir l’économie européenne, qui doit composer avec une forte récession, s’élève bien à 750 milliards d’euros comme le souhaitait le duo franco-allemand. La « ventilation » des enveloppes a été bouleversée. 360 milliards sont disponibles pour accorder des prêts (contre 250 milliards dans la proposition initiale). Le reliquat, 390 milliards feront l’objet de subventions (contre 500 milliards initialement). Elles seront essentiellement allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. C’était l’un des grands sujets d’achoppement entre les « pros-plan » et les pays qui n’en voulaient pas dans sa version originelle, à savoir les pays dits « frugaux » : Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche (rejoints par la Finlande sur certains points). Pour parvenir à un accord, outre la réduction de l’enveloppe « subventions », les « frugaux » ont également obtenu une réduction de leurs contributions : les hausses de rabais vont de 22 % pour les Pays-Bas à 138 % pour l’Autriche. Une forme de droit de regard sur l’utilisation que les pays feront des subventions qui peuvent leur être accordées, a également été instauré. Le plan sera également adossé au budget de l’UE (pour 2021-2027), qui prévoit une dotation de 1 074 milliards d’euros, soit 154 milliards d’euros par an. C’est un « jour historique pour l’Europe », a souligné Emmanuel Macron. « Pour la première fois dans l’histoire européenne, le budget est lié aux objectifs climatiques et le respect de l’Etat de droit devient une condition pour l’octroi des fonds », s’est quant à lui félicité le Belge Charles Michel, le président du Conseil européen. Pour l’anecdote, le 21 juillet, c’était la fête nationale belge.