A- T De Keersmaeker & J. Guihen Queyras ©: A. Van Aerschot

La beauté et la grâce ont rendez-vous les 4 et 5 mai prochains au Grand Théâtre de Luxembourg. Ces jours-là, le public pourra assister à une étreinte fascinante entre la musique et la danse. Entre Jean-Guihen Queyras et Anne Teresa De Keersmaeker plus exactement. La chorégraphie au service d’un instrument (violoncelle), et vice-versa.

La célèbre danseuse et chorégraphe, figure incontournable du festival Red Bridge Project, donnera vie, en compagnie de quatre autres danseurs et danseuses, à l’intégrale des Suites pour violoncelle seul de Bach. Un monument du répertoire classique que le violoncelliste français né à Montréal connaît sur le bout de son archet, lui qui leur a consacré un album en 2007, album couronné par la critique. Que la chorégraphe flamande ait été inspirée par l’œuvre de Bach n’a rien de surprenant, elle qui admire ce compositeur dont le philosophe roumain Emil Cioran a dit un jour : « Si quelqu’un doit bien tout à Bach, c’est Dieu. »

C’est dire si la collaboration entre ces deux virtuoses devrait faire des étincelles au mois de mai, en tout cas inviter l’émotion à se faufiler parmi les spectateurs présents à ces Suites cousues de dentelle en territoire grand-ducal. Comme ce fameux soir du 26 août dernier, lors de la Ruhrtriennale, un festival allemand dédié aux arts et à la musique, où le public avait réservé une ovation à cette performance teintée d’évidence.

Les 4 et 5 mai, à 20h, au Grand Théâtre de Luxembourg