Avec Les silences de Julien, l’auteur vosgien aborde un sujet délicat : l’autisme. Il convenait dès lors de faire montre d’une grande subtilité. Le roman n’en manque pas. Comme il ne manque pas d’amour…

C’est l’histoire d’un couple qui s’aime. Puis qui se perd avec l’arrivée d’un enfant autiste : Julien. C’est un adorable enfant du silence, bien sage. Il ne parle pas. Alors que le couple se déchire, le père de famille, Léopold qui ne jure que par le travail et est dévoré par l’ambition, choisit de quitter les Vosges. Et sa famille. Elle ne fait pas partie de ses plans. Pleine d’amour pour son fils, la maman, Marianne, est désemparée car le mot « autisme » vient de surgir dans sa vie. Une amie, passionnée de musique, l’épaule au mieux pour l’éducation de Julien. Un homme va tout changer. Baptiste, luthier hors norme, propose d’initier l’enfant à son art et à l’apprentissage de son métier. Dans l’atelier riche de toute l’histoire musicale de l’humanité, au côté de sa jeune collègue qui lui transmet les gestes de l’artisan et qui ouvre son cœur, Julien va trouver sa place dans le monde, se révéler, par la grâce d’un instrument que son père a rapporté des Etats-Unis : la viole d’amour. L’heure de l’apaisement aurait-elle sonné ? C’est le pitch du nouveau livre du romancier vosgien, Gilles Laporte. Un livre toute en sensibilité, en émotions (elles n’ont pas toutes le goût du miel !). Bienveillant aussi. Il est inspiré de faits réels, confie l’auteur. L’histoire se passe à Mirecourt, dans les Vosges, commune qui, s’il est besoin de le préciser, a été la capitale mondiale de la lutherie et Gilles Laporte ne manque également pas de « la » raconter, aussi. Chez le même éditeur, l’auteur a publié de nombreux livres, comme Le Loup de Métendal (prix de Littérature des Conseils généraux de Lorraine 2010), Un parfum de fleur d’oranger ou La Fiancée anglaise, pour n’en citer que quelques-uns.    

Les silences de Julien de Gilles Laporte, Ed. Presses de la Cité