Après La Légèreté, c’est une autre porte dérobée que Catherine Meurisse ouvre dans son esprit au début de ces Grands espaces : un accès vers une enfance en pleine campagne, aux côtés de parents attentionnés et amoureux de la nature. On nage aux milieux des fleurs et des champs dans cet album délicat, attendrissant et drôle, qui n’oublie pas de critiquer les campagnes modernes, assaillies par la monoculture et les pesticides. Les Grands espaces est une respiration salutaire, par son récit comme par son graphisme enchanteur.

Chez Dargaud