Les gens de mon pays (©DR)« Que ce soit à travers Paris ou à travers la France, j’ai le goût d’aller y voir, un vif appétit de raconter et un désir opiniâtre de comprendre ». 20 ans après la parution de Dans mon pays lui-même chez Flammarion, Philippe Meyer a repris la route pour se rendre dans les villes, les villages et les campagnes de l’Hexagone. Des destinations à propos desquelles l’écrivain, journaliste et producteur sur France Inter et France Culture confie ne pas connaitre grand-chose si ce n’est quelques personnes rencontrées au hasard de ses activités. C’est donc la curiosité en bandoulière qu’il a voyagé en voiture, en bateau, en avion. Un périple qui débute à Tulle pour se poursuivre à Lodève, Vic-Fezensac dans le Gers, Lens sans oublier Épinal. La Lorraine, Philippe Meyer s’y était d’ailleurs déjà arrêté il y a 20 ans. Épinal, il s’y rend pour découvrir la meilleure des têtes de veau, celle servie chez Gérard, au café de l’Abattoir (le périple est aussi gourmand !). Il y rencontre Greg et Emmanuel qui ont créé une gamme de vélos électriques appelée Moustache en référence aux guidons d’autrefois. Une invitation à la balade dans la ville et son histoire. Pas loin d’Epinal, Philippe Meyer se rend aussi à Les Voivres pour rencontrer son maire, Michel Fournier. La ferme pédagogique piscicole, l’école, la fabrique de yourtes…On cause. Et c’est bien ce qui fait l’intérêt de ce bouquin que ces discussions qui permettent d’en apprendre un peu plus sur ces villes et ces patelins que l’on ne connait pas ou mal. Pour éviter le « gras », Philippe Meyer confie avoir écarté certaines destinations qui ne se sont pas avérées fécondes, soit qu’il y ait peu à voir, « soit que je n’aie pas su regarder ». Les gens de mon pays ravira ceux qui aiment les chemins de traverses et les « flâneurs salariés, toujours prêts à boucler leur sac et ignorant la hiérarchie entre les quidams et les importants ».