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Sur fond de grand débat national, Emmanuel Macron a reçu les présidents des Conseils départementaux le 21 février dernier, à l’Elysée. Les 4 présidents lorrains avaient fait le déplacement.

Pour l’occasion, l’exécutif avait requis la présence de 14 ministres et du Premier Ministre, histoire de balayer de multiples sujets. Le temps n’a pas manqué, les échanges ont duré 6 heures. Mais il est vrai, aussi, qu’il convenait d’y aller en douceur car les relations entre ces collectivités et l’État ne sont pas forcément au beau fixe, compte tenu, notamment, des tensions liées aux allocations individuelles de solidarité ou bien encore des attentes des Départements en matière de décentralisation.  « Les Départements ont été désintégrés avec l’avènement des métropoles, communautés de communes et d’agglomération et la grande Région. Il faut revenir à une situation qui tient compte de la particularité des territoires. Nous revendiquons la compétence transfrontalière, nous revendiquons le développement économique », a souligné, dans la presse régional, Patrick Weiten, le président du Conseil départemental de la Moselle à l’issue de la rencontre de Paris à laquelle il a participé tout comme les trois autres présidents « lorrains » : Claude Léonard, président (LR) de la Meuse, Mathieu Klein (PS) de Meurthe-et-Moselle et François Vannson, président LR des Vosges. « J’entends un appel à plus de compétences pour les Départements mais cela passe aussi par l’acceptation de plus de responsabilités », a indiqué Emmanuel Macron se déclarant favorable à plus de décentralisation. « Mais si on le fait, il faut le faire vraiment, en ne refaisant pas les erreurs du passé et en acceptant de mettre sur la table l’ensemble des questions pour les trancher ». Comme l’a précisé Claude Léonard, dans les colonnes du Républicain lorrain, reste à passer aux actes (comme pour l’Alsace). « En amour, ce qui compte, ce n’est pas la déclaration, mais les preuves ». Et c’est d’autant plus vrai quand ce n’est pas le grand amour même si les présidents ont évoqué des échanges courtois et une écoute présidentielle attentive.