SORTIE LE 11 NOVEMBRE 2015

Trois ans après le très réussi Alyah, un polar intimiste, Elie Wajeman signe un deuxième long-métrage élégant et maîtrisé. L’histoire d’un brigadier désigné par son supérieur pour infiltrer un groupe d’anarchistes dans le Paris de 1899. Le cinéaste israélien a pris le pari de la reconstitution historique pour cette fiction qui emmène le spectateur au cœur de l’intime et des contradictions. Car force est de constater qu’Elie Wajman intériorise l’action, s’attardant moins sur le contenu idéologique que sur la division de ce policier qui va douter de plus en plus du bien-fondé de sa mission et se rapprocher de ceux qu’il est censé neutraliser. L’émotion monte en puissance dans cette histoire à mesure que la lutte s’intensifie et que le danger s’agrandit. Les Anarchistes est aussi l’histoire d’une passion, celle qui va unir l’agent infiltré incarné par Tahar Rahim à une des membres du groupe d’agitateurs, jouée par Adèle Exarchopoulos. Un couple comme on les aime tant au cinéma.