Frasiak©DR

Depuis son Crocodile studio à Bar-le-duc, Eric Frasiak met en ligne chaque jour des reprises et des versions réarrangées de ses chansons. Il a aussi écrit et composé une chanson inspirée par l’actualité : L’Ennemi invisible.

En sept albums, Frasiak a mis en musique et en textes nombre de réflexions et de tranches de vie, toujours avec justesse, acuité et une grande sensibilité. Lorsqu’il propose à l’artiste Gauvain Sers une composition pour sa chanson En quarantaine qui finalement n’est pas retenue, Eric Frasiak décide de poser ses propres mots sur le sujet. Le résultat : L’Ennemi invisible, qui évoque les sentiments étranges qui nous secouent, le combat de soignants encore oubliés il y a peu, ou le monde vu par la lucarne des écrans ; toujours avec force, sans pathos. Chaque jour, il met en ligne sur Facebook des versions guitare-voix de ses chansons, des reprises de ses idoles François Béranger et Léo Ferré ou d’autres plus surprenantes comme Rêver de Mylène Farmer. « Avec l’annulation de tous mes concerts, c’est une façon de garder le lien avec le public, explique-t-il. On est séparés mais ensemble finalement, il y a une fraternité, une forme de partage qui s’est réinstallée un peu partout… sur mon profil, les petits mots, les commentaires remplacent les applaudissements. Je me dis que je sers encore à quelque chose ».

Eric Frasiak entretient aussi le lien avec ses musiciens : il met en ligne à la mi-avril sa chanson Charleville issue de son dernier album éponyme, en montant les parties de basse ou les chœurs envoyés par mail. Le barisien continue de travailler sur son prochain album en hommage à François Béranger, le second d’une trilogie consacrée au poète libertaire, qui comprendra une quinzaine de reprises avec de nouveaux arrangements. « Les lendemains seront très différents, mais cela me tient à cœur de dire que la vie continue, on réfléchit, on sourit : on continue à exister ».

Concerts en pointillé sur Facebook : eric.frasiak