© 123RF

En raison de la crise du Coronavirus, le nombre de demandes de chômage partiel en Sarre a explosé au premier trimestre.

Si sur le plan sanitaire, la Sarre semble avoir maîtrisé cette première vague d’infections au coronavirus, les mesures strictes prises pour protéger au mieux possible la population vont avoir des conséquences à long-terme sur l’économie de la région. Selon la dernière enquête menée par la chambre d’industrie et de commerce IHK auprès de ses membres, les entreprises sont très pessimistes, et ce, malgré les aides de l’Etat dont les PME ont pu bénéficier. Même la crise financière de 2008 n’avait pas eu de répercussions aussi fortes sur les affaires de ce Land frontalier. Un tiers des 300 entreprises interrogées et qui emploient 120 000 salariés pense qu’elles seront obligées de licencier du personnel, et c’est sans compter celles qui mettront carrément la clé sous la porte. C’est dans le secteur de l’hôtellerie et de la gastronomie que le plus d’établissements ne sont pas certains de survivre à cette crise. Même les grands industriels du secteur automobile indiquent ne pas pouvoir produire dans des conditions normales, d’une part à cause des chaînes logistiques internationales qui ont été perturbées par la crise et de l’autre à cause des mesures d’hygiène et de distanciation toujours en place qui ne permettent pas de faire travailler tout le personnel en même temps. A cela devrait s’ajouter une baisse de la consommation des ménages dans les mois à venir. Seul point positif : le dispositif de chômage partiel a certainement permis d’éviter un nombre de licenciements encore plus important. Enormément d’entreprises ont utilisé cet instrument au lieu de choisir directement le licenciement économique. Selon l’agence fédérale de l’emploi, 9 000 entreprises sarroises y ont déjà eu recours en 2020. Pour toute l’année 2019, il y avait eu seulement 200 demandes dans la région.