(© Ville de Sarrebruck)
Le tram-train de Sarrebruck qui va jusqu’à Sarreguemines est un moyen de transport transfrontalier unique en son genre. Du côté de Forbach, on aimerait également en profiter pour se rendre dans la métropole sarroise voisine.

C’est un vrai serpent de mer de la politique transfrontalière entre la Sarre et la Moselle-Est : le tram-train. Le prolongement de sa route jusqu’à Forbach est une option qui avait été envisagée puis abandonnée il y a quelques années de cela déjà. Cependant, l’Eurodistrict Sarre-Moselle l’avait relancé en faisant réaliser une étude de faisabilité. Ces conclusions ont maintenant été présentées et prouvent que la réalisation d’un tracé partant du centre-ville de Sarrebruck et passant par Stiring-Wendel pour finalement avoir son terminus en gare de Forbach est réalisable – du moins, sur le plan technique. Cependant, cela coince du côté finances. Le coût du projet est estimé à environ 15 millions d’euro du kilomètre : une somme compliquée à réunir, aussi bien pour les communes du bassin houiller que pour le centre urbain de Sarrebruck qui est déjà dans le rouge. Un co-financement et une aide européenne seraient des conditions sine qua non pour ce projet. Et pourtant il s’agit de la variante la plus économique par rapport à la solution desservant les villes de Völklingen et St. Avold. La maire de Sarrebruck, Charlotte Britz (notre photo), s’est montrée très favorable au développement du tram-train de ce côté-là de la frontière française. Pour elle, les résultats de l’étude de faisabilité sont encourageants. En plus des frontaliers habitant en Moselle-Est et travaillant à Sarrebruck en semaine, cette offre faciliterait également la mobilité de clients potentiels venant y faire du shopping ou y sortir le soir le week-end. Forbach aussi pourrait profiter des Sarrois qui aiment venir faire des courses dans les boutiques du centre. Cependant, même si les partenaires des deux côtés de la frontière arrivent à boucler le volet financier, la réalisation pourrait prendre plusieurs années. Et d’ici là risque de ressurgir de l’autre côté du passage entre la Sarre et la Lorraine, à Sarreguemines, un autre problème récurrent : une possible hausse du montant du péage à reverser à Réseau ferré de France pour l’utilisation d’un kilomètre de voie ferrée. En 2014, cela avait déjà bien failli mettre un coup d’arrêt à la circulation du tram-train du côté français.