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L’Union Européenne s’est engagé à accueillir et à se répartir 120 000 réfugiés dans les mois à venir. Ce n’est pas grand-chose compte tenu des 700 000 réfugiés qui sont déjà sur le territoire européen mais les « tensions » sont vives aux frontières. Courant novembre, la Suède a décidé de rétablir, provisoirement, des contrôles à ses frontières afin de pouvoir faire face à l’afflux de migrants. Le pays aurait déjà enregistré l’arrivée de 80 000 personnes en deux mois, soit autant que pour toute l’année 2014. Ce contrôle aux frontières de la Suède a immédiatement entraîné une réaction de la Norvège qui a, elle aussi, décidé de renforcer les contrôles des ferries provenant d’Allemagne, du Danemark et de Suède. Avec la menace djihadiste, les états, à commencer par la France, sont également sur les dents. Et pour cause, deux des tueurs impliqués dans les attentats de Paris auraient profité du flux de migrants pour rejoindre l’Europe sans être inquiétés. La lutte contre le trafic d’armes est également devenue prioritaire. Compte tenu du contexte tendu, fin novembre, Manuel Valls a plaidé pour que l’Europe cesse dès à présent d’accueillir des réfugiés. Après la Hongrie, la Pologne ou la Roumanie, la Bulgarie a indiqué, courant novembre, qu’elle n’accueillerait plus aucun réfugié.